Rencontre sur la paix

Le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire M. Chérif Rahmani, a réuni, hier, à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj, les cadres de son département ainsi que les différentes associations à l’échelle nationale activant dans le domaine de la préservation de l’environnement.

L’occasion était d’établir le lien étroit qui existe entre la réconciliation nationale et le développement durable.

D’emblée, le ministre, devant une salle comble, affirmera que les associations de protection de la nature diffèrent des autres car leur but n’est pas politique, mais au service du développement en général et du développent durable en particulier. “Il existe un lien étroit entre la paix, la sécurité, le développement durable et l’intérêt général.

De ce fait, on ne peut dissocier la paix de l’environnement, du développement durable qui est au cœur de la réconciliation nationale et de la paix prônée par le président de la République”, a-t-il affirmé.

Abordant le côté historique, le ministre indiquera qu’à travers l’histoire de l’humanité, il y a eu toujours des conflits et des luttes intestines et notre pays n’a pas échappé à cette particularité. Mais, ajoutera-t-il, la décennie noire que nous avons vécue, il faut la dépasser. Avant, il y avait différents mécanismes pour régler des conflits, notamment, les aârouchs, la djemaâ pour régler les problèmes de famille, de l’eau et même de l’environnement. “Maintenant, affirmera-t-il, il est de notre devoir de recourir à d’autres instruments plus modernes et plus complexes. Nous devons avoir une autre vision, d’autres lois, une autre éducation environnementale pour pouvoir sortir de la crise que vit notre environnement”.

Le ministre de l’Environnement soulignera que, selon un recensement des Nations unies, sur 50 conflits, les trois quarts ont trait à la nature et à la qualité de la vie des citoyens. Ainsi, soutient-il, l’environnement, qui est au cœur des conflits, aura des répercussions néfastes s’il n’est pas pris en charge.

La destruction de ponts, de routes, la rareté de l’eau etc, peuvent être à l’origine de conflits. Parlant de la décennie noire, Chérif Rahmani dira que si notre pays est resté debout malgré l’exode rural des populations qui ont fui leurs terres, la destruction d’infrastructures de base, l’atteinte à l’environnement par les bombes … c’est grâce aux forces vives de la nation qui n’ont ménagé aucun effort, parfois au prix de leur vie, pour faire sortir l’Algérie de la crise. Après cette tragédie, notre pays devait sortir avec une autre vision, celle de panser les blessures, de mettre les citoyens en sécurité, à l’abri des conflits pour couper court le cordon de la fitna.

Après avoir diagnostiqué le mal sur tous les plans, le président de la République a tracé un programme des plus ambitieux pour notre nation. Il s’agit de sortir l’Algérie de son isolement diplomatique, généraliser la sécurité et booster l’économie et la réconciliation avec soi-même et avec les autres, a-t-il conclu


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