Ouyahia ce méconnu
05 juin, 2006 | 320 Lectures | Ecrire un commentaire
A 54 ans, il ne fait aucun doute que Ahmed Ouyahia a un avenir politique. Certes, on s’en doutait, aujourd’hui on en est certain. Dans le même temps, il aura été le chef de gouvernement qui aura marqué le plus les algériens. Autant pour avoir tenu ces fonctions pour plusieurs années* que pour le discours dont il a emprunt l’action de l’exécutif.
Ouyahia libéré des charges de l’Etat, devient un homme politique au sens entier. On ne doute plus qu’il entrera dans l’histoire du pays en tant qu’homme de destin national. Pourtant de son village de Bouadnane au palais du gouvernement, le chemin a été long, mais plus que jamais Ouyahia illustre par son parcours, ce à quoi devrait ressembler le cheminement des responsables politiques post indépendance
Cet homme politique d’envergure national ne peut se targuer de ses faits d’armes. Normal, au moment où le pays accédait à l’indépendance, Ouyahia n’avait que dix ans.
Dans un contexte de reconstruction de l’Etat et de marche du développement, Ouyahia aura surtout à bâtir une carrière au sein de l’Etat en passant par l’école nationale d’administration et par les sciences politiques.
L’homme des questions africaines
Optant pour la diplomatie il est appelé pour accomplir son service national, ce sera à la présidence qu’il l’effectuera avant de rejoindre le ministère des Affaires étrangères. Nommé à l’ambassade d’Algérie à Abidjan (Cote d’Ivoire) il ira ensuite à New York en tant que conseiller de la mission algérienne auprès de l’ONU.
Il sera aussi le garant «pacte national» accord de paix entre les Azawad et le gouvernement malien, alors qu’il est l’ambassadeur d’Algérie à Bamako.
En 2000, alors qu’il est ministre de la justice il aura pour tache de garantir l’accord de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Un travail mené en étroite collaboration avec Anthony Lake, principal conseiller en matière de sécurité du président américain, Bill Clinton. Une entremise qui permettra la signature à Alger en décembre 2000 d’un traité de paix entre les deux pays. Cette image de diplomate habile est certainement la facette la moins connue de Ouyahia.
Ouyahia le gladiateur
En 1997, devant des téléspectateurs parfois séduits parfois médusés, il tiendra face à des députés décidé à en découdre avec lui durant des heures pour répondre à leurs question. Prouvant qu’au jeu des questions il est le plus fort lorsqu’il doit répondre autant par sa capacité à synthétiser les données pour répondre à ceux qui veulent le piéger mais aussi pour signifier à ceux qui veulent effectivement reprendre Ahmed Ouyahia ont autant intérêt à se familiariser avec leurs arguments qu’en se préparant physiquement.
On retrouvera le même chef du gouvernement visiblement déçu par la politique lorsqu’on les élus l’interrogeront sur les moyens mis par l’Etat pour prendre en charge les sinistrés du séisme du 21 mai 2003. Face aux députés qui voulaient l’entraîner sur les pistes douteuses du discours populiste il leur indique que si quelqu’un voulait absolument leur offrir sa villa qu’il le fasse.
C’est ce même chef de gouvernement cinglant qui remettra plus d’une fois en place les journalistes qui posent mal les questions ou qui ne se sont pas préparés avant de venir affronter le “gladiateur”. En fait, depuis trop longtemps Ouyahia fait face à l’adversité pour pouvoir se départir de cette attitude.
Pourtant, plus qu’un autre il a à son actif plus de résultats positufs qu’aucun autre chef de gouvernement.
Le bilan de Ouyahia c’est tout de même 5 % de croissance annuelle en moyenne, la baisse du chômage, un PIB en hausse avec 3 100 dollars par habitant, un programme d’investissements de près de 100 milliards de dollars, des tas de réalisation dans le domaine des infrastructures et même le reglement en partie du logement. Mais cela est mis sur le comte du résultat du programme du président. Il est vrai que Ouyahia n’est pas homme à chercher les lauriers.
«Jamais je ne me présenterai à une élection contre Abdelaziz Bouteflika », homme politique qui a une éthique aussi. Il est vrai le temps ,n’est pâs à la campagne électorale.
De toute évidence Ouyahia est inattendu et ne cherche pas à plaire. On lui doit en tant que chef de l’exécutif l’augmentation des prix des produits de première nécessité et les ponctions sur salaires pour renflouer les finances d’un pays quyi chavirait.
On lui doit récemment la polémique sur les augmentations de salaires revendiqués un peu partout. “Les demandes d’augmentation sont insistantes mais pas légitimes”. Loin des phrases bien faite, c’est surtout les arguments économiques qu’il exhibe qui laissent sans voix au moment où le baril de pétrole flirt avec les 100 dollars. Un chef du gouvernement qui ne tourne pas autour du pot, c’est rare.
Le politique
Plus étonnante est celle de l’homme politique. En février 2005, à l’occasion du huitième anniversaire de la création de son parti le Rassemblement National Démocratique, il répondra dans un discours à tous les reproches qui sont faits au RND.
Le bébé à moustache, pour lui cela n’est pas un argument. Pour Ouyahia, le RND a été mis en place en trois mois par des hommes qui ont un long parcours de combattants. « Notre parti n’est pas né pour concurrencer ou combattre les autres formations. Il n’a également pas été créé pour embellir la scène politique. Nous avons constitué un parti pour défendre nos positions et nos convictions et pour contribuer à la concrétisation du message de Novembre ». Des positions claires sur les question nationales et aussi sur ce qui fait la politique nationale depuis les années 90. Après la concorde civile et quelques mois avant la réconciliation nationale soutenue par Ouyahia et le RND il déclare “Si nous évoquons à chaque fois les étapes difficiles qu’a connues notre pays, notamment la dernière décennie, c’est pour que nul n’oublie. Nous sommes capables de tourner la page dans l’intérêt de l’Algérie. Mais nous ne pouvons pas déchirer une page importante de notre histoire marquée par 100 000 victimes du terrorisme et 20 milliards de dollars de pertes.»
Les arguments cinglant et le pragmatisme pour soutenir un discours politique, finalement c’est peut être aussi celui là le Ouyahia méconnu.
Amine Esseghir
Note de l'Article :



je laisse un commentaire ce qu’il a fait pour le peuple algerien il va le payer là bas .in chaa lah.
ouyarya
11 juin, 2006
ou yaya na rien fait de mal au peuple algerien
je vous demande a vous qui pretendait etre juge
qu’avez vous de bien a l’Algerie
et au algeriens
on vous connait meme pas
alors vous avez bien compris le message
je ne vais pas dire plus suf attendre un reponse juste
azdine
22 septembre, 2006