OUVERTEMENT SOUTENUE PAR L’ALGÉRIE
18 juin, 2006 | 544 Lectures | Ecrire un commentaireMinorés» dans le Cfcm, les musulmans algériens se cherchent une issue de secours.
Le 24 juin prochain se tiendront à Paris les assises nationales de la fédération de l’institut musulman de la Grande Mosquée de Paris. Plus de 400 délégués, des personnalités françaises et le ministre des Affaires religieuses bouabdellah Ghlamallah devront prendre part à cette manifestation, dont l’objectif est de donner une envergure nationale à la fédération.
Celle-ci est actuellement membre du Conseil français du culte musulman (Cfcm) au même titre que d’autres organisations telles que la fédération des associations des musulmans turcs, de la fédération Tabligh al dawa il Allah et surtout de l’Union des organisations islamiques de France (Uoif) suspectée de radicalisme.
Le Cfcm regroupe également les conseils régionaux qui eux représentent les associations gestionnaires des lieux de culte.
La place de la Mosquée de Paris s’est ainsi retrouvée, selon Zekri Abdellah ; «minorée» dans le Cfcm et n’arrive pas toujours à faire valoir sa vision des choses en termes de culte musulman en France et de gestion des lieux de culte.
M.Zekri, qui est aussi président du conseil régional Sud-Ouest, affirme que «l’officialisation de la fédération à l’issue des assises renforcera sa présence sur le terrain et permettra aux Algériens de promouvoir l’Islam de paix, de tolérance et de dialogue avec les autres cultes. L’Islam de nos pères et de nos grands-parents en somme». Il semble que les Algériens se sentent non seulement à l’étroit au Cfcm mais aussi en décalage par rapport au discours qui y est tenu. M.Zekri, ne cache pas d’ailleurs ses réserves et nous déclare: «nous souhaitons remettre à plat les statuts du Cfcm pour que l’Algérie et la Grande Mosquée de Paris reprennent leur place».
Depuis quelques jours en effet, le recteur de la mosquée, Dalil Boubekeur, tient réunion après réunion avec les présidents de région afin de préparer le rendez-vous du 24 juin.
Pourquoi une fédération nationale? A cette question M.Zekri répond sans hésitation «parce que l’on veut nous imposer un Islam de France comme si notre religion différait selon le pays où l’on vit. On veut nous faire croire que notre Islam n’est pas tolérant, qu’il est porteur d’extrémisme et donc de violence. Malheureusement certains musulmans acceptent cette attitude des autorités françaises et abondent dans leur sens».
Outre ce rejet de la notion d’Islam de France et de la mainmise de certaines associations sur la gestion du culte musulman dans l’Hexagone, la création d’une fédération nationale permettra aux Algériens de retrouver un espace laissé vacant depuis la disparition de l’Amicale des Algériens en France.
Notre objectif, ajoute M.Zekri, est de nous impliquer davantage dans la mobilisation des jeunes, la préparation et la gestion du pèlerinage sur les Lieux saints et de suivre les questions liées à la commercialisation de la viande hallal.
La Grande Mosquée de Paris veut en définitive retrouver son rayonnement d’antan dans la communauté algérienne et auprès de tous les musulmans de France en attendant les élections du Cfcm prévues en 2008.
De notre bureau à Paris Ghania KHELIFI
Note de l'Article :



Ne vous ridiculisez pas en attaquant Charlie Hebdo en justice. Etre chambré par lui est presque un honneur.
fred Tran Duc
21 juillet, 2006
je trouve cela inadmissible qu on evoque le Charlie Hebdo donc monsieur essayer de rester loin avec votre povocation mais on se qui concerne cet article j apprecie fortement lepoint de vue de m zkrie car il represente un islam tt a fais maghrebin donc tres tolertant .
sam
01 août, 2006
Boubakeur ordonne le boycottage des funérailles de l’ancien secrétaire d’Etat Barakrok
« Paroissien » de la mosquée du V° arrondissement, Barakrok était unanimement estimé pour son dévouement et son engagement en faveur de l’Islam en France. Mais la mosquée a décidé de boycotter ses obsèques à la demande de Dalil Boubakeur lui-même, qui a interdit notamment à l’imam Bouzidi d’y participer
L’ancien secrétaire d’Etat Abdelkader Barakrok (1915-2006) est mort le 31 octobre à Paris. Il a été enterré à Thiais le 10 novembre. Les participants ont remarqué l’absence totale de la mosquée de Paris aux funérailles de ce musulman pratiquant. « Paroissien » de la mosquée du V° arrondissement, Barakrok était unanimement estimé pour son dévouement et son engagement en faveur de l’Islam en France. Mais la mosquée a décidé de boycotter ses obsèques à la demande de Dalil Boubakeur lui-même, qui a interdit notamment à l’imam Bouzidi d’y participer. Bouzidi avait failli être expulsé en 1992, quand le ministère de l’Intérieur était en conflit avec la famille Boubakeur, qui, par égoïsme, refusa le projet de Fondation destiné à faire fonctionner l’Institut, jusque-là fictif, de la mosquée. Le gouvernement proposait un budget de 20 millions de francs et demandait de séparer l’Institut de la Société des Habous. Le gouvernement algérien donna son accord. Mais les Boubakeur rêvaient de voir ce montant versé à la Société des Habous juste pour compenser la décision d’interrompre le versement de plusieurs subventions ministérielles à ce « monstre juridique », prise en 1980 par le gouvernement Barre. Le permis de séjour de Bouzidi n’a été renouvelé que sur intervention de Barakrok qui déplora la sanction d’un imam (qui était encore estimé par des fidèles sous-informés) à cause d’un recteur parachuté et d’une famille habituée aux passe-droits coloniaux. En obéissant aveuglément à Dalil, Bouzidi montre une ingratitude aggravée par une transgression de la Sunna qui recommande de participer aux funérailles de quelqu’un qu’on avait connu. Bouzidi aurait dû accomplir ce devoir élémentaire en ignorant les caprices et les rancunes d’un « recteur » éloigné de la religion. Bouzidi irritait les fidèles par la flagornerie de ses prêches et son goût pour le culte des personnalités. Il vient de montrer qu’il est un béni-oui-oui qui sacrifie sa dignité à sa servilité. Déjà , Boubakeur avait interdit la participation aux obsèques de Mohamed Ayoubie-Khodja, qui était un voisin de la mosquée depuis 1961, puis celles de l’ancien sénateur Mohamed Guéroui. En apprenant la mort de celui-ci, Dalil s’est exclamé : « voilà enfin une bonne nouvelle » ! Il reprochait à ces deux figures de l’Islam en France de savoir que Hamza Boubakeur n’avait rien à voir avec la religion. De la même façon, Barakrok est coupable à ses yeux d’avoir été au courant des turpitudes de son père. Barakrok avait joué en effet un rôle actif dans la « Commission-Dominati » qui priva la famille Boubakeur des subventions que versaient plusieurs ministères à un « Institut » dont le caractère fictif a été vérifié par une enquête approfondie. Il réussit surtout à faire parvenir au président Giscard d’Estaing le témoignage précis d’une jeune convertie à l’Islam qui accusait Hamza Boubakeur de harcèlement sexuel. Catholique pratiquant, le président fut choqué par l’inconduite d’un « représentant » religieux qui fit l’objet d’une enquête de plusieurs semaines menée par le commissaire Bozec. Cette enquête confirmait que le recteur imposé par Guy Mollet menait une vie dissolue qui ignorait totalement les prescriptions religieuses les plus élémentaires. Giscard d’Estaing promit de l’évincer. Mais la victoire de Mitterrand en mai 1981 compromit ce projet. A l’annonce des résultats du vote du 10.5.1981, H. Boubakeur se fit porter sur les épaules de ses employés qui firent le tour de la cour en manifestant leur soulagement. Barakrok venait de recevoir des menaces de mort écrites maladroitement. Une enquête de la préfecture de police a vite montré que ces menaces avaient été dictées par Hamza Boubakeur lui-même à un de ses employés qui utilisa la main gauche en y mettant un gant. C’est à cette occasion que le préfet de police apprit à Barakrok (qui le connaissait depuis Constantine) que Boubakeur l’abreuvait régulièrement de rapports de pure délation mensongère farcis de fausses accusations accablant tous ceux qui contrariaient ces desseins islamo-affairistes En 1961, il accusa Hadj-Sadok, de « collusion avec les terroristes du FLN », quand il apprit sa nomination au poste d’inspecteur d’arabe en France. Boubakeur reprochait à ce homme intègre d’être renseigné sur les conditions douteuses de son admission à l’agrégation d’arabe en 1949. C’est le souvenir de cette délation qui empêcha Hadj-Sadok de participer aux funérailles de Hamza en 1995.
BOUFRIOUA
24 novembre, 2006
Les Boubakeur et les marchandages pour l’enterrement des morts
De nombreuses réactions à l’article sur l’interdiction de participer aux obsèques d’Abdelkader Barakrok par Dalil Boubakeur au personnel de la mosquée, et notamment au drôle d’imam Bouzidi permettent de compléter les informations sur le vrai visage de Hamza Boubakeur.
Boubakeur, de père en fils
Des Internautes rapportent les témoignages du cheikh Mahmoud Moudjahed, un imam égyptien qui avait dirigé la prière à la mosquée de Paris jusqu’à ce que le colérique « recteur » découvre qu’il était très bien renseigné sur ses moeurs douteuses. Ses récits portent sur les scandales provoqués par l’inconduite de H. Boubakeur avec des jeunes femmes venues recueillir ses avis sur l’Islam. L’ébruitement de ces scandales était empêché par le climat de terreur que faisaient régner les hommes de main de la mosquée et ses agents de renseignement qui épiaient les fidèles et les intimidaient avec le soutien discret de Dalil. Seule la décence empêche de faire état des conditions dans lesquelles s’est déroulé, en 1967, le voyage au Caire de Hamza et de Dalil, en compagnie des plus zélés parmi les employés de la mosquée.
Un autre récit révèle comment Hamza Boubakeur a recruté à des plus inamovibles employés de la mosquée dans un bar à femmes de Marseille.
D’autres témoignages portent sur les tentatives de Hamza Boubakeur d’extorquer d’importantes sommes d’argent à l’occasion des décès de la mère de Nadjemeddine Bammate et de l’épouse de l’ancien préfet Ourabah. Le cynique « recteur » introduisait une tarification exorbitante de la brève prière que récitaient à l’hôpital ses imams, qui s’abstenaient de se rendre au cimetière. Après la multiplication de ces pratiques islamo-affairistes, la mosquée a été dessaisie de son droit de regard sur le carré musulman du Père-Lachaise et a cessé d’être consultée sur le cimetière musulman de Bobigny. C’est sans doute pour récompenser ces inconduites répétées que le gouvernement algérien a dépêché un avion militaire pour transporter, en février 1995, la dépouille de Hamza Boubakeur dont l’enterrement à El Bayadh Sidi Cheikh n’a pas enchanté les habitants de cette région où il n’a pas laissé que des bons souvenirs. C’est Abdelmadjid Chérif, qui était alors vice-recteur, qui prit en charge tous les autres frais de l’enterrement, sans que l’on sache si c’est par générosité personnelle, ou en puisant dans quelque caisse noire, comme celle qui lui permettait de verser de fortes sommes à des personnalités politico-religieuses algériennes venues passer des week-ends à Paris.
Des témoignages portent sur les interrogations qui furent exprimées à haute voix après la mort de Mohamed Benzouaou. Cet imam qui avait été à la mosquée du temps de Kaddour Benghabrit a été agressé à son retour du marché un dimanche matin, fin octobre 1984. Le malade mental qui l’a agressé séjournait dans une clinique psychiatrique du 10° arrondissement. Il avait pour tuteur Hamza Boubakeur lui-même, et s’attaquait à tout ce qui était de couleur jaune. C’est ainsi que lorsque le recteur autorisait sa libération en fin de semaine, il venait à la mosquée où il se mettait à casse les pots de fleur peints en jaune. Alors que la direction de la clinique déconseillait de le laisse sortir à cause de l’aggravation de ses troubles, Hamza Boubakeur insista pour obtenir qu’il soit libérer pour un week-end. Il l’a fait venir dans le quartier de la mosquée où il s’est déchaîné contre Benzouaou, au vu de la couleur jaune de son turban. Hospitalisé à La Salpétrière où Dalil semblait s’enquérir de son état de santé, Benzouaou est mort 18 jours plus tard. Il était possible de le sauver, mais il n’aurait eu droit qu’à des soins sommaires. Boubakeur aurait eu recours à ce stratagème pour punir Benzouaou d’avoir accepté, malgré ses mises en garde, la présidence de la Société des Habous. Cette fonction était au centre des chantages qui rapportèrent 90 millions à l’ancien recteur (aux méthodes identiques à celles de « l’inspecteur ») qui harcelait le cheikh Abbas.
La prise d’otages qui eut lieu à la mosquée près de 18 mois après l’énigmatique agression contre Benzouaou est mise également sur le compte du bras-de-fer opposant Boubakeur au cheikh Abbas, à cause de la présidence de la Société des habous. Le forcené qui prit en otage Omar Meghili et Rabah Dramchini a été abattu par la police. Cela servit de prétexte à Hamza qui voulait revenir à la mosquée : « il y a eu 2 cadavres depuis mon départ », répétait-il.
Mardi 28 Novembre 2006
Samir MEHALLA
BOUFRIOUA
28 novembre, 2006