guerouabi.jpgLe chanteur populaire Hachemi Guerrouabi est décédé lundi soir à 23 h à Zeralda à la suite des complications provoquées par la crise cardiaque qui l’a terrassée. Admis dimanche dans l’unité des soins intensifs, Guerrouabi n’a pu sortir de son coma.Le défunt était âgé de 68 ans. L’hommage solennel lui sera rendu mardi à 11h00 au palais de la culture avant son inhumation qui aura lieu au cimetière d’El Madania.

“Nous perdons un immense monument culturel avéré, affirme Khalida Toumi

La ministre de la culture, Mme Khalida Toumi a présenté mardi ses condoléances à la famille du défunt El hadj Hachemi Guerouabi, à ses proches, à la communauté artistique ainsi qu’a tous les algériens. Voici le texte intégral :

“Profondément bouleversée par la disparition de Cheikh El Hadj Hachemi Guerouabi, ce monument de la musique algérienne et de la chanson chaabi en particulier, je m’incline devant sa mémoire pour exprimer toute ma reconnaissance à l’apport incommensurable de ce grand maître à la culture nationale.

Il restera dans l’histoire comme l’artiste qui s’est nourri à la sève des profondeurs de notre culture exprimée dans des poésies et des mélodies ancestrales en même temps que celui qui renouvela l’interprétation et la pratique du genre. Cheikh El hadj El hachemi Guerouabi s’est distingué comme le véritable architecte de la rénovation du patrimoine de la musique populaire algérienne et de son interprétation.

Depuis son plus jeune age à juste hier ou il animait encore des galas, le maître n’a cessé de servir la culture algérienne auprès d’authentiques admirateurs et amoureux toujours de plus en plus nombreux.

Au bout d’un demi siècle de carrière pleine et entière, marquée par une évolution d’une régularité de métronome, le Cheikh n’a eu de cesse d’augmenter et d’enrichir de sa voix particulière et de ses airs envoûtants, la production lyrique nationale.

Je suis bouleversée par ce qui arrive notre culture et à notre humanité. Nous perdons en même temps un immense monument culturel avéré , connu et reconnu ainsi l’ami de tout le monde, l’adulé de tous , fredonné partout , célébré en tous foyers, approprié par tous, le familier de tout le monde.

Tu fus le baume des coeurs, la figure emblématique de la jeunesse, tu es sur toutes les lèvres comme l’eau de la soif.

En ces moments douloureux, je présente mes condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches à la communauté artistique ainsi qu’à tous les algériens auxquels, comme moi, manquera son imposante personnalité.

A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons”.

[Aps 18/7/06]


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