De Sabra et Chatila à Qana
31 juillet, 2006 | 285 Lectures | Ecrire un commentaireL es Israéliens et les Américains assument l’entière responsabilité sur ce qui vient de se passer à Qana, village du Sud-Liban, où une soixantaine de personnes, dont 22 enfants, ont trouvé la mort suite au bombardement opéré, tard dans la nuit de samedi, par l’aviation israélienne. Ce crime de guerre rappelle celui exécuté par Sharon à Sabra et Chatila en septembre 1982, où des centaines de réfugiés palestiniens ont été massacrés.
L’histoire se répète donc avec toujours le même acteur, l’Etat sioniste. Cet Etat qui bafoue toutes les conventions internationales en massacrant des civils sans être inquiété le moins du monde. Il rappelle aussi ceux exécutés par les Serbes contre les musulmans bosniaques. Mais si les auteurs de ces derniers sont soit traduits devant le TPI ou bien traqués par la justice internationale, les commanditaires israéliens, protégés qu’ils sont par l’Oncle Sam, ne sont nullement inquiétés. Pire encore, ils sont encouragés à continuer leur sale besogne en bombardant tout ce qui bouge.
Même les représentants de l’ONU en terre libanaise n’ont pas été épargnés par les bombardements sans que cette organisation planétaire n’arrive à condamner cet acte malgré la mort de 4 de ses soldats.
Meurtri, une seconde fois après le massacre de 1992, le village de Qana, situé à quelques encablures de Tyr, a vécu une nuit d’enfer sous les bombes pour se réveiller ensuite dans l’horreur. Une horreur que retiendra l’histoire et qu’elle mettra sur le dos d’un Etat terroriste soutenu, dans sa folie meurtrière, par les Américains que même la mort d’enfants innocents ne les dissuade à appeler à un cessez-le-feu.
Insoutenables sont les images retransmises, hier, par les télévisions du monde entier montrant des enfants complètement mutilés. Mais quel est leur péché pour qu’ils connaissent une fin aussi effroyable ? Rien, sauf que ceux-ci, innocents de leur état, se sont réfugiés, en compagnie de leurs parents, dans des abris de fortune croyant ainsi échapper aux bombes larguées par des criminels sans foi ni loi.
En intensifiant les bombardements sur les villages, Olmert croyait faire pression sur la population civile pour qu’elle se retourne contre le Hezbollah, qu’il n’arrive pas à vaincre militairement, ignorant que cette population voue une admiration sans limite pour Nasrallah qui défend son honneur contre cet agresseur qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins politiques. Ces massacres collectifs traduisent si besoin est la politique extrémiste et expansionniste d’un Etat qui continue, dans l’impunité la plus totale, à occuper, depuis 1967, des territoires arabes comme le Golan et les plaines de Shaba. Ce génocide à ciel ouvert, et avec la complicité de la communauté internationale, en occulte un autre qui se déroule à huis clos dans la bande de Gaza où 30 Palestiniens ont été massacrés vendredi passé. Une boucherie qui est passée sous silence tant que les victimes sont arabes.
Pendant ce temps, la communauté internationale se confine dans un mutisme incompréhensible, voire complice. Sinon comment expliquer que cette même communauté s’empresse de condamner l’enlèvement des deux soldats israéliens par le Hezbollah ? Deux poids, deux mesures dans un conflit marqué par la trahison de certains régimes arabes qui, dès le déclenchement des hostilités, ont planté un coup de poignard dans le dos des Libanais. Que valent les milliards de dollars octroyés par les USA à ces régimes devant ces images d’enfants complètement déchiquetés par les bombes ? L’histoire les rattrapera un jour. Maintenant que Qana est rasé par le sanguinaire Olmert, il ne reste rien à espérer de la communauté internationale, encore moins de certains pays arabes.
Zoubir Khelaifia
Note de l'Article :



bravo et merci
saci
31 juillet, 2006