Le référendum sur la Constitution se dirige vers un plébiscite.

L’ancien Chef du Gouvernement, Mouloud Hamrouche, invité de « Fatour Essabah », a considéré que la nécessité a été à l’origine de la révision de la Constitution, nécessité qui est uniquement sentie par celui qui exerce ses fonctions exécutives et celui à qui la Constitution confère le droit de proposer de réviser la loi fondamentale du pays. Il a estimé que le fait que le Parlement Algérien ait émis une liste de soutien est une violation des prérogatives du Président.

Il a déclaré que lorsqu’une institution nationale parlementaire promulguait une liste de soutien « ceci est considéré comme une violation de l’exercice de ce droit », il a insisté sur le fait que ce n’était pas la situation prévalente qui était à l’origine de la décision de révision de la Constitution mais plutôt les nécessités qui imposaient cela et ce n’est que celui qui exerce ses fonctions exécutives qui le ressent, s’il rencontre des difficultés ou un problème dans l’exercice de ses fonctions il doit le changer ou simplifier certaines mesures constitutionnelles, ajoutant que l’Algérie a beaucoup d’expériences dans la révision de la Constitution ce qui a poussé plusieurs personnes à répéter « à chaque Président sa Constitution ».

Au sujet des répercussions de la prochaine révision de la Constitution sur le régime de gouvernance du pays à compter du rendez vous électoral de 2009, Hamrouche n’a pas exclu que le vote se transforme en plébiscite « du moins sous la forme », il estimé que l’Algérie est confrontée aux mêmes « handicapes et déficiences » présents dans les régimes Arabes qui travaillent à enterrer la formule d’élection pour désigner le Président et se diriger vers une sorte de propriété ou régime de famille où les fils des Présidents ou l’un des membres de leur familles se préparent pour les remplacer.

Concernant la presse, M. Hamrouche a indiqué que le Pouvoir caché n’est pas les services de sécurité car ils sont une institution connue et lorsque un journaliste est emprisonné ou une marche politique est interdite… ces décisions ne sont pas correctes mais elles sont claires. Le pouvoir caché est les cercles de gouvernance qui contrôlent la décision loin des cercles officiels.

L’armée pratique et pratiquera la politique, car l’homme politique possède le pouvoir de décision et ce n’est pas lui qui aspire à atteindre le pouvoir de décision. Si vous êtes un Général que vous avez un pouvoir de décision dans la politique militaire vous êtes un politique.

Malheureusement, certains estiment encore que l’information est un outil de propagande, en réalité cette fonction est la part la moins importante des fonctions de l’information et le premier outil de défense de la sécurité nationale et de la réconciliation nationale est l’information libre.

Par ailleurs, il estime que la position de l’Algérie de l’agression Israélienne sur le Liban est à l’image des positions des autres régimes Arabes, en dépit de cela il fait une lecture positive de la situation, en indiquant que pour la première fois tous les pays Arabes, et l’Université Arabe, ont échoué à prendre une position virtuelle et pour le première fois ils ont échoué à cacher leur faiblesse.

10 / 08 / 2006 Source : EL KHABAR


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