Bouteflika : algérien ou français, il faut choisir !!!
27 août, 2006 | 729 Lectures | Ecrire un commentaire
La mise au point de Bouteflika
Ces binationaux qui nous toisent
Certes , il n’y avait aucune urgence de s’en prendre aux binationaux. On ne comprend pas l’irritation du Président qui, dans son discours, dénie le droit de garder la nationalité algérienne à ceux qui optent pour une autre nationalité. S’il a décrit des situations paradoxales, il a mis également en exergue son option à ce sujet. Le président Bouteflika souligne que «l’émigration ne résoudra pas nos problèmes» ; il est vrai que celle-ci est loin de constituer un apport en IDE conséquent. Le Président s’interroge aussi : «Est-il normal qu’un Algérien fasse la queue devant le consulat à l’étranger pour demander un visa pour rentrer dans son propre pays ?»
Dans le même temps, il prend l’exemple de la Mauritanie, «ce pays voisin qui retire systématiquement la nationalité mauritanienne à ceux de ses ressortissants qui en choisissent une autre», où effectivement les étrangers sont les bienvenus sans que les Mauritaniens qui optent pour une autre nationalité puissent garder leur nationalité d’origine.
Mais si on peut concevoir les fondements et les convictions qui animent le Président à propos des binationaux, on ne comprend pas comment des ministres actuels du gouvernement – cela n’a rien d’un secret –détiennent une citoyenneté étrangère en plus de l’algérienne. Mais le Président est catégorique : «Celui des Algériens qui détient un passeport étranger est libre de l’avoir, mais il ne pourra pas garder celui algérien», soulignant au passage : «Je ne connais aucun pays au monde qui donne des postes de souveraineté à des binationaux.»
Cette déclaration a été analysée à l’étranger comme les prémices d’une nouvelle version du code de la nationalité, récemment amendé d’ailleurs, voire une interdiction légale pour tout ex-Algérien de garder la nationalité algérienne. Le Président semble en tous les cas intraitable : «Nous allons nous comporter avec eux comme avec des étrangers. Qu’ils viennent nous faire profiter de leurs compétences, nous les paierons comme des étrangers, s’ils le souhaitent. Mais qu’ils arrêtent de nous prendre de haut !» Il souligne que ceux qui veulent travailler en Algérie comme expatriés le feront aux conditions des expatriés.
Il rappelle, au cours de son discours, certains errements puisqu’on permettait à un Algérien détenteur d’une seconde nationalité, notamment française, de choisir «de passer son service militaire ici ou dans un pays étranger». Il rappelle également l’épisode cocasse évoquant des Algériens résidant à l’étranger, naturalisés, «qui viennent nous faire des propositions bizarres». Parlait-il de Ali Benouari ?
Cet ancien ministre du budget, naturalisé Suisse, candidat aux élections cantonales sur une liste d’extrême droite, s’était invité pour défendre avec force la convertibilité totale du dinar.
Mais le discours du Président, s’il n’a pas suscité de nombreuses réactions dans le pays, n’est pas passé inaperçu, en France notamment, où on compte le plus grand nombre d’Algériens détenteurs d’une double nationalité.
Le phénomène a pris une nouvelle ampleur alors qu’il n’est plus lié à des considérations légales ou pratiques.
Selon le journal français Le Figaro, le consul général de France à Alger a indiqué récemment qu’il a reçu 100 000 demandes de «réintégration dans la nationalité française» en 2005. Les procédures engagées sont nombreuses en France ; des cabinets d’avocats (souvent propriété de défenseurs d’origine algérienne, binationaux également) se sont spécialisés dans ce genre de procédures.
Est-ce cette situation qui a fâché le président Bouteflika ? Peut-être, mais peut-on retiréer sur simple décision admirative ou judiciaire l’appartenance d’un individu à un pays ? Récemment, Assia Djebbar est entrée à l’Académie française. A-t-elle perdu de son algérianité ? Certes non. On peut aujourd’hui se référer à ses écrits et à son parcours lorsqu’on évoque la littérature algérienne de langue française, qui n’a rien de binational celle-là mais est bien de chez nous, même si elle s’exprime dans une langue héritée de la pire des colonisations que l’humanité ait connue.
Quant à Zidane, ce Français qui a porté hauts les couleurs de l’équipe nationale française, il a rappelé qu’il était bien algérien en assenant à Materazzi le coup de tête – un art de combat spécifiquement maghrébin apparemment – le plus célèbre dans le monde.
Amine Esseghir
En France aussi
Dans une lettre ouverte adressée par la Coalition nationale des harkis et des associations de harkis, au président français Jacques Chirac, les harkis réagissent violemment au discours tendant à donner plus de crédit aux déclarations du Président algérien.
«Nous sommes surpris, voire atterrés, à juste titre, par l’absence incompréhensible de réaction d’indignation du chef de l’Etat et de son gouvernement, lors des odieuses bordées d’injures réitérées, de la part de la dictature algérienne envers ses ressortissants même binationaux franco-algériens – mais sont-ils vraiment des français selon notre constitution et leur allégeance illimitée et passionnelle à leur patrie d’origine ? – et de leurs supporters marxistes. Les harkis, qui reprochent à la France d’avoir été spoliés et trahis, ne cessent de mettre en exergue les déclarations du président Bouteflika les concernant, alors que leur plus gros souci reste la reconnaissance par la France de ce qu’ils appellent ‘leurs souffrances’.
Pour eux, s’affirmant d’authentiques français, un pays aussi glorieux que la France (terni, cependant, depuis quelques décennies, par sa classe politique défaillante et à la probité trop aléatoire) doit savoir admettre et réparer ses turpitudes les plus perfides plutôt que de s’évertuer à les occulter. Pour être complet, je soutiens au plus fort que votre résolution de faire déclasser tout l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 (incluant, dans sa seconde partie, l’insertion dans les manuels scolaires d’un chapitre sur les harkis sans rapport avec l’œuvre positive de la présence française outre-mer) fut une erreur magistrale, un camouflet pour les harkis et un feu vert implicite pour tous les racistes anti-harkis qui ont cru voir un signal de votre part.»
Note de l'Article :



VIVE Monsieur Le Président BOUTEFLIKA
adel
27 août, 2006
Chacun doit balayer devant sa porte, je suis d’accord avec cette idée, mais qu’on commence par nos chers ministres et représentants, la grand majorité ont opté pour la double, en ce qui me concerne, j’ai la double, et aucun président, au monde ne pourra m’empêcher de gérer ma vie comme je veux, en ce qui concerne notre président qu’il n’oubli pas que chaque algérien, avec ou sans la double est près à donner tout pour ce pays, si l’état fais passé cette lois, j’attaquera personnellement l’état algérien devant la cours de droits de l’homme, mais également auprès de l’ensemble des institutions mondiales, et nationales j’en fais le serment.
Omar
28 août, 2006
Bouteflika et ses manoeuvres de destabilisation de la société… wellah qu’on finit par avoir droit à toutes les betises de ce regime.
Il continue à remuer l’interieur de la société par la haine et la designation de boucs emissaires. Il soigne son image par (une soit disant) arogance envers la france et veut maintenant dechoir les gens de leur nationalité!
L’algérie de bouteflika est une dictature de betes , en voici une autre preuve. …
hchicha
29 août, 2006
si ça se trouve il a lui aussi la double !
sphenx
30 août, 2006
Hehehehehehe, c’est le meilleur président du monde!!!! on dirait que c’est le Gabon!
un observateur
31 août, 2006
Je dénie à quiconque ici-bas sur terre - j’écris bien à quiconque - de se penser capable de me déposseder de mon identité, de ma nationalité algérienne même si, les vicititudes de la vie et certaines raisons, m’ont poussé à en acquérir d’autres.
Je dénie encore plus le droit à quelqu’un, né de surcroit à l’exterieur de l’Algérie et n’y séjournant que lorsqu’il se retrouve propulsé à certaines hautes fonctions, de décider, en dehors de toute consultation démocratique, au mépris du cours de l’histoire et de son évolution vers un monde plus ouvert, en se référant au cas de la… Mauritanie - quelle référence par rapport aux USA, à l’UE, au Canada…etc. ! - de venir me dire en face : «Toi tu n’es plus algérien !!!».
Mon algérianité est sacrée, elle n’appartient qu’à moi et à personne d’autre - Et encore moins à certains décideurs mégalomanes -. Elle n’est ni négociable ni échangeable. Elle demeure et restera irrévocable au-delà des temps, des siècles et de l’Histoire.
Simba
31 août, 2006
Je me permets de laisser un commentaire en tant que binational - mais marocain et suédois. Je trouve cette position stupide: il n’est pas nécessaire d’être un binational pour trahir ou vendre son pays, ni d’être marocain ou algérien pour aimer ces pays. J’ai connu des franco-français plus marocains que nature, et des maroco-marocains n’ayant de marocain que le passeport.
C’est d’ailleurs absolument contreproductif: les binationaux en Europe ne choisiront pas la nationalité algérienne dans 99% des cas, car, comme la nationalité marocaine, porteuse que d’ennuis à l’international. Cela ne pourra qu’aboutir à distendre les liens entre les binationaux et leur pays d’origine, et je ne vois pas en quoi cela est avantageux pour l’Algérie. Par ailleurs, les coups de menton cocardiers de Bouteflika seraient plus crédibles s’il se faisait soigner à Alger…
Je ne comprends d’ailleurs le problème du point de vue juridique: en tant que binational, je suis traité comme un Marocain au Maroc et comme un Suédois en Suède. J’imagine qu’il en est de même en Algérie. Ceci dit, quant aux ministres et autres hauts responsables de l’Etat, certains Etats imposent des restrictions - ces postes peuvent être ainsi réservés aux nationaux de naissance, ou exclus pour les binationaux. Mais, encore une fois, ceci n’empêchera jamais la voix du coeur d’être plus forte que celle du passeport…
J’ai écrit un billet dessus, du point de vue marocain: http://www.blog.ma/obiterdicta/index.php?action=article&id_article=10523 , avec d’ailleurs un passage sur l’Algérie.
Ibn kafka
31 août, 2006
je pensais qu’en Algérie on avait depuis longtemps touché le fond de la bétise humaine mais visiblement on continue à creusercomme le dit si bien Fellag.
y-a-t il de plus urgent à faire qu’à déchoir de leur nationalité des algériens et pour quel crime?
C’est bas! c’est stupide!c’est affligeant!
mais qu’a-t-on fait au bon Dieu pour mériter ça?
ouldamar
31 août, 2006
Bonjour à tous,
Je ne peux cacher mon étonnement en voyant vos reaction, ceci ne corresponds ni plus ni moins au fameux dicton “divisé pour mieu regner” et afin de créer et d amplifier un sentiment patrioque qui permet par la suite de diriger à sa guise. Observer à chaque fois qu un pays à titiler la fibre patrioque, n est ce donc pas pour cacher sa faiblesse de ne pas etre a la hauteur tout simplement!!!!
apprendre cela suite a la nouvelle qu un ancien president algerien etait detenteur de la bi nationalité marocco-algerienne!!!!!!!!!!! ceci est encore une de ces farce dont nous avon le secret
nous les algerien nous n avons pas besoin que l on nous fustigue les un contre les autre il y a pas un peuple fier comme nous, si cette double nationalité le derange tant que sa, qu il lenleve a ses ministre et laisse le peuple tranquille, nos freres emmigré garde l algerie dans leur coeur et le prouve chaque année!!!
sur ceux continuons a creuser…..;
un algerien mono-nationales
04 septembre, 2006
Je suis totalement d’accord avec Boutef pour dire que les postes à responsabilités(ministres,fonction publique)soient réservés exclusivement aux nationaux en revanche le citoyen lambda a le droit de choisir sa nationalité ,algérien,etranger ou binational qu’importe, l’important c’est d’etre un bon citoyen qui respecte les lois du pays où il réside.Il peut etre aussi un lien et une richesse pour ses pays.
Mhamed
05 septembre, 2006
bonjour,
les dirigeants algeriens se foutent éperdument de ce qui peut arriver a leur peuple, ils ont la double nationnalité, le jour viendra ou les vrai algerien reviendront au pouvoir, afin de construire l algerie pour tousles algeriens et non pour les beaux yeux de bush.
amar
14 avril, 2007
moins je comprend mr boutelflica j ai une carte de residence et j en suis fier malger que je me fait jeter des agence d interims et j en passe ce qu il veut dire ces que certains se permettent de critiquer les bledards ( brute;barbares ;cons)en france et des qu il vont aux pays il critique la france . il prennent l algerie pour de la merde en fesant miroiter leurs double nationnalité . mais concernant les ministres c est normal c est pour mieux circuler danc certains pays et representer dignement l algerie . pour la politique interieur ce n est pas a moi de juger il y a des lois ,vous n avez meme pas idée des probleme surmonter ces derniere annee et qui sont en partie resolus il reste a faire mais ont a un president qui est largement a la hauteur et s est lui qui detient le pouvoir .
hb
22 avril, 2007
vive boutef,grace a lui que l’algérie est devenue une puissance régionale et bientôt africaine,c’est le meilleur des meilleurs.
vive l’algérie.
KAMEL
22 avril, 2007
je suis franco-algériens et j’aime mon pays et notre président boutef.
je suis prêt pour défendre l’algérie en cas de guerre.
l’algérie mon amour et boutef notre espoir.
KAMEL
22 avril, 2007
BIEN VU BOUTEF SAUF POUR LES JEUNES NES APRES 1963 QUI N’ONT RIEN DEMANDE ET QUI RECOIVENT LA BINATIONALITE PAR LA POSTE .
CE QU’IL FAUT SURTOUR C’EST UNE RELLE VOLONTE POLITIQUE POUR ORGANISER LA COMMUNAUTE ALGERIENNE SURTOUT NE FRANCE OU IL Y A 80% DES ALGERIENS A L’ETRANGER .
UNE STRUCTURE COMME UN HAUT COMISSARIAT DE LA COMMUNAUTE ETABLIE A L’ETRANGER SERAIT LE BIEN-VENUE CELA PERMETTRAIT DE RENFORCER LA PROMOTION ECONOMIQUE ET SOCIALE DE CITOYENS ALGERIENS DONT LES PARENTS ONT CONTRIBUE A HAUTEUR DE 80% A L’EFFORT DE GUERRE POUR LIBERER NOTRE PAYS DU JOUG COLONIALISTE ENCORE LARGEMENT PRESENT SOUS LA FORME DE NOSTALGIQUES QUI TRAVAILLENT EN SOUS-MARIN AFIN D’AFFAIBLIR NOTRE PAYS , L’empêchant par-là de devenir une grande puissance régionale autonome et qui pourrait inscrire son sceau dans le concert des nations .
BOUFRIOUA
25 avril, 2007