logornd000.jpg«Nous ne retournerons pas à 1990 !»

Dans sa première sortie, en tant que secrétaire général du RND, après son départ du gouvernement, Ahmed Ouyahia a abordé plusieurs thèmes d’actualité, dont la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale et le projet de révision de la Constitution.

Aboudjerra Soltani, le FLN et Madani Mezrag n’ont pas été absents de l’intervention du SG du RND, faite lors d’un meeting de ce parti politique, animé, avant-hier, jeudi, à la salle des fêtes de la wilaya de Tipasa, même si les insinuations étaient volontairement diluées.

Ahmed Ouyahia qui considère que le parcours de la réconciliation nationale est réussi, ce qui en veut pour preuve le fait que 3 000 dossiers de disparus ont déjà été étudiés dans ce cadre, estime que la situation sécuritaire s’améliore constamment. Ripostant à la récente sortie médiatique de Madani Mezrag qui a fait état de «blocages de l’application des textes de la charte nationale pour la paix et la réconciliation», le SG du RND a tenu à dire qu’«il ne faut pas oublier que le traitement des dossiers des victimes du terrorisme – et c’est valable même pour les agents de l’Etat – a pris, lui aussi, plusieurs années de temps». «Non aux conclusions hâtives et préjudiciables !», ajoute-t-il. Ahmed Ouyahia a également été catégorique quant aux appels au retour de l’ex-FIS sur la scène politique. «Ce n’est pas le RND qui le dit, c’est le peuple algérien et la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale qui ont tranché : pas de retour à la situation de 1990», donc, pas de retour au parti dissous de Abassi Madani, sur la scène politique.
Constitution : seul Bouteflika…
Le SG du RND s’est expliqué sur le peu d’enthousiasme de son parti politique d’organiser, à l’époque, de la révision constitutionnelle, telle qu’elle est proposée, aujourd’hui, par le FLN de Belkhadem, en lançant : «Nous, au RND, sommes légalistes». Une manière de dire que Belkhadem n’a pas été très soucieux de la légalité en initiant ce projet ? «En date du 4 juillet dernier, le président de la République a annoncé son intention de réviser la Constitution. Nous avons dit que ce projet est le bienvenu. La Constitution lui donne le droit de procéder à cette révision. Nous attendons qu’il présente le projet de cette révision pour nous prononcer». «Nous ne sommes pas contre et nous attendons que le président de la République présente son projet de révision pour nous prononcer», explique Ahmed Ouyahia. Autrement dit, le RND ne tiendra pas compte du projet de révision constitutionnelle présenté par le FLN de Belkhadem, donc, par un parti politique. Toujours à ce titre, le SG du RND dira : «Nous ne sommes pas des girouettes; chacun est libre dans ses avis et la Constitution a tout défini, même sa révision». M. Ouyahia réitère son soutien au président Abdelaziz Bouteflika. «Pourquoi ne pas soutenir un président de la République qui œuvre pour l’intérêt du pays ?», lance-t-il.
Le SG du RND a, d’autre part, dénoncé certains écrits d’une partie de la presse étrangère selon laquelle «la réconciliation nationale a échoué». «Ce ne sont pas ces écrits qui nous dérangent, mais il faut dire que ces écrits peuvent dissuader certains» qui voudraient investir en Algérie, explique-t-il.

Condamner le terrorisme
Ahmed Ouyahia a estimé que la lutte anti-terroriste devrait être menée sur plusieurs fronts. Il a insisté aussi sur la dénonciation du terrorisme par les partis politiques, la lutte anti-terroriste sur le terrain et la réussite de la réconciliation nationale. «Le débat au sein de la classe politique passe par la dénonciation du terrorisme, notamment», dit-il. Ce qui ne manquera pas de mettre mal à l’aise certains partis politiques qui ont brillé par l’absence de toute dénonciation du terrorisme. Quant à la mobilisation de l’ANP sur le terrain, l’orateur apportera sa lecture.

«Il n’y aura pas d’annonce d’opérations anti-terroristes puisque ces opérations n’ont jamais cessé sur le terrain», dit-il. Ce qui pourrait peut-être constituer une réponse à la position d’Aboudjerra Soltani qui avait appelé à ne pas proroger le délai de six mois accordé par la charte pour la paix et la réconciliation nationale aux terroristes pour déposer les armes, se rendre et bénéficier des dispositions stipulées dans cette charte. Concernant l’évaluation de l’application de cette charte, le SG du RND a ajouté qu’il y a des institutions de l’Etat qui peuvent faire une évaluation de la situation.

L’animateur de ce meeting a tenu à dire, par ailleurs, que la réconciliation nationale est venue pour, notamment, encadrer juridiquement ceux qui se sont repentis après le délai fixé par la concorde civile. Pour ce qui est du délai de six mois accordé par la charte, Ahmed Ouyahia dira que «le but est d’arriver à une réconciliation nationale avec le moins de morts». Il explique que «le repentir (même après ce délai) des terroristes sera autant de vies de citoyens épargnées».

Le SG du RND défend, d’autre part, son bilan à la tête du Gouvernement. «En 1996, l’Algérie était endettée de 33 milliards de dollars, le taux de chômage était de 29% et les entreprises fermaient leurs portes. En 2006, on parle de pouvoir d’achat appréciable et le taux de chômage est de 15% ou moins», dira-t-il.

«Il fut un temps ou l’Algérie ne disposait pas de suffisamment d’argent pour payer le chargement d’un navire en blé», ajoute-t-il.

Evoquant la rentrée sociale, le SG du RND dit souhaiter la réussite des négociations entre le Gouvernement et le patronat. Ahmed Ouyahia appelle, dans un autre contexte, à renforcer la lutte contre la corruption.

M. Abi
Source : Le jour d’Algerie


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1 commentaire

  1. salut
    merci l’Algerie et son peuple fidele
    vive la RASD
    SANS OUBLION NOS FRERES MAROCAINS
    NOS PROBLEMES AUTANT QUE SAHRAOUI C4EST AVEC L ETAT DU MAROC .ET PAS AVEC LE PEUPLE MAROCAIN
    AID SAID
    VIVE LA RASD

    zara

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