Algérie : La rentrée du président

05 septembre, 2006 | 159 Lectures | Ecrire un commentaire

boutef.jpgIl n’a été question ni de mises au point, ni de rappels à l’ordre et encore moins de critiques envers qui que ce soit.

Mettant fin à une absence qui aura duré environ un mois et demi, le chef de l’Etat s’est contenté hier, contrairement à ses habitudes, de lire son discours consacré à l’intégration économique arabe et aux résultats de son plan de développement.Du coup, ceux qui ont présagé «un discours d’une importance capitale», dans lequel Abdelaziz Bouteflika se prononce sur des questions «brûlantes», telle la prorogation du délai d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, doivent s’en mordre les doigts. Ainsi et bien que de retour, le Président prolonge «son silence» dans l’attente éventuellement d’une occasion plus appropriée que celle de la tenue de la 30ème session du Conseil des gouverneurs de banques centrales arabes ou l’inauguration d’un bateau-école de la marine nationale.


Evoquant le contexte dans lequel évolue l’économie mondiale et qui dicte aux pays arabes l’impératif d’une «intégration économique», le président de la République a rappelé que la région qui «occupe 10% de la superficie de la planète et qui contient 5% de la population mondiale contribue à moins de 4% de la richesse mondiale». Les politiques de développement adoptées par chaque pays arabe et qui ont apporté de bons résultats doivent justement contribuer au renforcement de la coopération et à la facilitation des échanges commerciaux entre les Etats. Et en parlant justement de politique de développement, Bouteflika a mis en avant les résultats «positifs» de sa démarche qui a permis de «redynamiser l’économie algérienne» depuis 2002 avec les premiers effets du plan de soutien à la relance économique (PSRE) à travers la consolidation de la croissance, l’amélioration des conditions de vie de la population et la baisse du taux de chômage.

Et ce sont, dira-t-il, ces réalisations qui l’encouragent «à poursuivre la même démarche» et prouvent «la justesse» de sa vision.

Les efforts consentis pour une gestion rationnelle des équilibres monétaires, l’approfondissement des réformes financières, les mesures d’encouragement à l’investissement privé national et étranger et une libéralisation plus importante de l’économie ont permis, selon le président de la République, à l’Etat de réaliser deux «ambitieux programmes d’investissement et qui ont pour objectifs le développement des infrastructures de base, de l’agriculture, du secteur du bâtiment mais aussi des régions du Sud et des Hauts Plateaux». Mettant l’accent sur le deuxième programme quinquennal de consolidation de la croissance, il a rappelé qu’il est doté d’une enveloppe financière qui dépasse les 4.200 milliards de dinars (55 milliards de dollars).

En matière de croissance qui a été durant les cinq dernières années de 5% en moyenne, Abdelaziz Bouteflika a indiqué que les perspectives à moyen terme annoncent un taux de 7% avec une contribution plus importante des secteurs hors hydrocarbures. Les grandes dépenses consenties par l’Etat au titre des deux programmes (PSRE et PCC) ne sont pas traduites par une augmentation de l’inflation qui s’est stabilisée à 1,6% en 2005 et à 1% durant le premier trimestre de l’année en cours. La démarche du Président a, par ailleurs, permis d’accélérer le processus du remboursement par anticipation de la dette. Ainsi, rappelle-t-il, jusqu’à juillet dernier et suite à la mise en application de l’accord conclu avec le Club de Paris, celle-ci est descendue à 9 milliards de dollars. D’ici la fin de l’année, l’Algérie n’aura qu’une dette de 5 milliards de dollars «contre 30 à la fin 1998».

En matière d’investissement, il a expliqué que la révision du code de l’investissement offre «plus de facilités dans les procédures et de transparence dans l’octroi des avantages». D’autres révisions doivent être apportées pour mettre aux normes toute la législation. Il sera question, a-t-il annoncé, de «préparer et amender 20 textes».

Après son discours aux gouverneurs des banques centrales arabes, le chef de l’Etat s’est dirigé vers l’amirauté pour visiter un bateau-école fraîchement acquis par la marine nationale. Accompagné du chef d’état-major de l’ANP, Gaïd Salah, ainsi que du ministre délégué auprès du ministère de la Défense, Abdelmalek Guenaïzia, le président de la République en sa qualité de ministre de la Défense et chef suprême des forces armées a fait une visite guidée à l’intérieur du bateau baptisé à l’occasion «Soummam». C’est le premier bâtiment du genre dont se dote la marine nationale depuis l’indépendance.

Fabriqué en Chine, le navire d’une longueur de 131,19 m peut atteindre une vitesse maximale de 22 noeuds avec une autonomie en mer de l’ordre de 30 jours. «C’est un outil de consolidation de la formation des officiers de la marine», a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Slimane Defairi, responsable de la communication des forces navales. La capacité de ce bateau-école est de 100 élèves officiers et sous-officiers, a encore expliqué le lieutenant-colonel en soulignant que c’est un outil très important pour la formation. Arrivé à Alger le 16 août dernier, il devrait accoster dans nombre de ports étrangers pour les besoins de la formation des officiers des forces navales. Le président de la République après sa visite à l’intérieur du bateau a été convié à un déjeuner offert par l’amirauté en son honneur sur le pont même du navire flambant neuf.

Evoquant le contexte dans lequel évolue l’économie mondiale et qui dicte aux pays arabes l’impératif d’une «intégration économique», le président de la République a rappelé que la région qui «occupe 10% de la superficie de la planète et qui contient 5% de la population mondiale contribue à moins de 4% de la richesse mondiale». Les politiques de développement adoptées par chaque pays arabe et qui ont apporté de bons résultats doivent justement contribuer au renforcement de la coopération et à la facilitation des échanges commerciaux entre les Etats. Et en parlant justement de politique de développement, Bouteflika a mis en avant les résultats «positifs» de sa démarche qui a permis de «redynamiser l’économie algérienne» depuis 2002 avec les premiers effets du plan de soutien à la relance économique (PSRE) à travers la consolidation de la croissance, l’amélioration des conditions de vie de la population et la baisse du taux de chômage.

Et ce sont, dira-t-il, ces réalisations qui l’encouragent «à poursuivre la même démarche» et prouvent «la justesse» de sa vision.

Les efforts consentis pour une gestion rationnelle des équilibres monétaires, l’approfondissement des réformes financières, les mesures d’encouragement à l’investissement privé national et étranger et une libéralisation plus importante de l’économie ont permis, selon le président de la République, à l’Etat de réaliser deux «ambitieux programmes d’investissement et qui ont pour objectifs le développement des infrastructures de base, de l’agriculture, du secteur du bâtiment mais aussi des régions du Sud et des Hauts Plateaux». Mettant l’accent sur le deuxième programme quinquennal de consolidation de la croissance, il a rappelé qu’il est doté d’une enveloppe financière qui dépasse les 4.200 milliards de dinars (55 milliards de dollars).

En matière de croissance qui a été durant les cinq dernières années de 5% en moyenne, Abdelaziz Bouteflika a indiqué que les perspectives à moyen terme annoncent un taux de 7% avec une contribution plus importante des secteurs hors hydrocarbures. Les grandes dépenses consenties par l’Etat au titre des deux programmes (PSRE et PCC) ne sont pas traduites par une augmentation de l’inflation qui s’est stabilisée à 1,6% en 2005 et à 1% durant le premier trimestre de l’année en cours. La démarche du Président a, par ailleurs, permis d’accélérer le processus du remboursement par anticipation de la dette. Ainsi, rappelle-t-il, jusqu’à juillet dernier et suite à la mise en application de l’accord conclu avec le Club de Paris, celle-ci est descendue à 9 milliards de dollars. D’ici la fin de l’année, l’Algérie n’aura qu’une dette de 5 milliards de dollars «contre 30 à la fin 1998».

En matière d’investissement, il a expliqué que la révision du code de l’investissement offre «plus de facilités dans les procédures et de transparence dans l’octroi des avantages». D’autres révisions doivent être apportées pour mettre aux normes toute la législation. Il sera question, a-t-il annoncé, de «préparer et amender 20 textes».

Après son discours aux gouverneurs des banques centrales arabes, le chef de l’Etat s’est dirigé vers l’amirauté pour visiter un bateau-école fraîchement acquis par la marine nationale. Accompagné du chef d’état-major de l’ANP, Gaïd Salah, ainsi que du ministre délégué auprès du ministère de la Défense, Abdelmalek Guenaïzia, le président de la République en sa qualité de ministre de la Défense et chef suprême des forces armées a fait une visite guidée à l’intérieur du bateau baptisé à l’occasion «Soummam». C’est le premier bâtiment du genre dont se dote la marine nationale depuis l’indépendance.

Fabriqué en Chine, le navire d’une longueur de 131,19 m peut atteindre une vitesse maximale de 22 noeuds avec une autonomie en mer de l’ordre de 30 jours. «C’est un outil de consolidation de la formation des officiers de la marine», a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Slimane Defairi, responsable de la communication des forces navales. La capacité de ce bateau-école est de 100 élèves officiers et sous-officiers, a encore expliqué le lieutenant-colonel en soulignant que c’est un outil très important pour la formation. Arrivé à Alger le 16 août dernier, il devrait accoster dans nombre de ports étrangers pour les besoins de la formation des officiers des forces navales. Le président de la République après sa visite à l’intérieur du bateau a été convié à un déjeuner offert par l’amirauté en son honneur sur le pont même du navire flambant neuf.

Ghania Amriout Et Z. Mehdaoui
Source : Le Quotidien d’ Oran


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