Ramadane jour 7 : le Tunisien qui acheta l’Algérie
30 septembre, 2006 | 255 Lectures | Ecrire un commentaireAu septième jour du Ramadhan, la question est: quelle est la véritable actualité du pays ? Est-ce le discours de Bouteflika à l’ouverture de l’année judiciaire avec un micro en panne ? La réunion de la tripartite aujourd’hui ? Ou la datte à 500 DA le kilo ? De tous les coins du pays la même voix vous répond: le prix de la datte. Dans un pays dont les trois quarts sont un Sahara et le quart restant un désert, la datte à 500 DA le kilo est un véritable phénomène irrationnel du point de vue de l’agriculture, de l’économie, de la cueillette et de la charge émotive et gastronomique du mois sacré. Que s’est-il passé dans le pays pour que le pays accepte de se vendre la datte au prix de la viande fraîche ? Qui est responsable de cet attentat contre les millions de jeûneurs algériens ? Qui cache les dattes, qui les vend au double et qui en profite ?
Selon une petite mythologie explicative qui a cours pour le moment, c’est un Tunisien malin, grandi à l’école du commerce de la diaspora juive, capable de se faire de l’argent avec un peu de sable et convaincu que les Algériens sont incapables de faire du sable avec une tonne d’or, qui a acheté toute la récolte nationale pour la revendre en euros sous emballage tunisien en Europe. De cette transaction du siècle, il ne resta alors que quelques grappes maigrichonnes que les Algériens se partagent aujourd’hui au prix que l’on sait. Le Tunisien malin comme les siens aurait offert 100 DA de plus sur le prix du kilo à chaque Algérien propriétaire d’un palmier soucieux de gagner 100 DA sans perdre son temps.
Selon la même histoire, le Tunisien a été heureux parce qu’il a réussi à vendre une datte tunisienne qui n’a jamais été produite en Tunisie au nez des Algériens qui n’ont jamais été gagnants en Algérie. Quant à l’Algérien, celui-là a été heureux parce qu’il a gagné 100 DA sur le kilo mais pas seulement. Avec 100 DA de bénéfice sur le kilo, le bénéfice a été énorme: le Tunisien évite à l’Algérien d’abord de faire l’effort de cueillir la datte, de la mettre dans des caisses et de l’entasser dans des camions.
Le Tunisien évite à l’Algérien l’effort de la route, le racket qui va avec, le contrôle des barrages, les factures, les pannes des camions, les râleries du chauffeur et les petits larcins des ouvriers saisonniers. Le Tunisien évite à l’Algérien l’arrivée à Alger, les tracasseries du port, les extraits de rôle, l’oeil des impôts, les invitations à déjeuner pour accélérer l’exportation, la location des dépôts, le chemin de croix des banques algériennes, la fouille des caisses, le retard du navire de la compagnie et les va-et-vient entre les quatre mille bureaux qui gèrent les exportations algériennes. Le Tunisien évite à l’Algérien même les tracasseries du marché intérieur, les spéculateurs en boucle, les pertes sèches dues au transport, les mauvais payeurs et les contrôles des prix. Pour 100 DA, l’Algérien s’en sort gagnant même si à la fin, c’est lui qui ne va pas manger la datte que Dieu lui a donné par palmiers interposés et que c’est lui qui va les acheter à 500 DA le kilo ce mois sacré.
Conclusion: est-ce que cette histoire est vraie ? Oui. Même si le Tunisien n’est qu’un mythe ou une invention de spéculateurs. Le reste est vrai: les Algériens ne savent pas exporter, emballer et faire de l’argent avec des dattes sauf sur le dos d’autres Algériens. Où est la faute dans un pays dont la moitié produit les meilleures dattes de la région et l’autre moitié n’arrive même pas à les acheter ? Elle est dans le micro. Celui qu’utilisa Abdelaziz Bouteflika à l’ouverture de l’année judiciaire. Un micro en panne qui, selon notre consoeur, laissa échapper la moitié du discours sans que l’assistance n’ose en faire la remarque, se contentant de hocher la tête pour faire semblant d’avoir compris. Une situation où en somme Bouteflika a cru avoir dit quelque chose et où l’assistance fit semblant de l’avoir compris. Un cas de figure où le président croit se faire entendre et où son peuple croit qu’il n’a rien dit puisque le micro n’a rien répété. L’exemple d’une cassure nationale situé au milieu exact du terrain qui joint l’Etat et son peuple et leur donne l’illusion de la rencontre. Quelle est la relation avec la datte ? Aucune sauf dans la panne: elle est partout. Du micro à la datte, en passant par le reste du pays.
Kamel Daoud
Note de l'Article :



c’est vrai, je me rappele que lorsque les algérien ont découvert les bananes a figuig au maroc, ils ont pris ce fruit pour des dattes, donc ils ont mangé l’extérieur et ont jeté l’intérieur.
ils étaient impressioné par le noyaux !
salah
30 septembre, 2006
non salah ,avec l’arrivée des algeriens à figuig, oujda, berkane , c’était une bouteille d’oxygène pour l’économie au maroc oriental ,mais il y a des gens comme toi “يـأ كـل الــغــلــة و يــســب الــمــلــة”
antar
30 septembre, 2006
chér antar !
je m’attendais trés bien à une telle réponse! venu biensur d’un algérien!
tu me reponds, en me comdannant d’étre un marocain d’office sans aucune preuve! puisque tu dis que je consome le poduit algérien!
je te confirme que je suis marocain d’OUJDA!
mais sache mon frére que ce n’était qu’une sinmple blague ni plus ni moins (vu que la situation est vraiment incroyable) valable pour tt le monde entre marocains, tunisiens….
mais des gens comme toi pense que l’oriental vie grace au trabando algerien.
je ne vois pas de plus interessant à consommer parmi les produits “algériens” de plus que le carburant! je dis algérien paceque 90% c’est made in syria ou turquie (ca ne reflete pas l’économie algerienne).
je t’invite à descendre dans les souks d’ORAN, tlemcene, mardrouma, ghazawate… pour savoir que les légumes, viande et surtout medicaments… viennent tous d’oujda.. le GRAND MAROC!
ca s’appele tout simplement du commerce mon frere malgré les dirigents, mais je ne te permet pas de croire un instant que les marocains vivent grace aux algeriens!!!!!
je n’ai pas l’habitude de discuter sur des blogs ou forum sur INTERNET, mais je prends la peine de participer surtout qaund je vois que M CHIBOUTT publie des articles hostile à l’intéfritée territoriale du maroc concernant le sahara MAROCAIN!
Bon RAMADAN surtout
ah un dernier truc, WALLAH j’aime beacoup les algériens, unegrande partie de ma famille est algerienne.
salah
01 octobre, 2006
Cher Mr ANTAR ,
Salah ne parle pas du temps présent , ni méme aprés les indépendances , l’affaire de la banane est vrai mais c’était il y a longtemps déja …
Le commerce frontalier a commencé a étre fructueux pour les Marocains dans les années 70 , 80 , 90 au moment ou les algériens ont commencés à profiter de l’argent du pétrole …
Oui l’ALGERIE à certes , plus de moyens que le MAROC mais les habitants de MAGHNIA et les zones frontaliéres regrettent le commerce du troc avec leurs fréres Marocains .
Je n’aurai pas de discours de la haine , je ne veux pas insulter l’avenir , il y va du bien des deux pays d’étre unis plutot que diviseé …
allah ihdi al jamii ya mouslimines !!!!
merci .
MHAND
02 octobre, 2006