Ouyahia marque sa différence sur le régime présidentiel
07 octobre, 2006 | 147 Lectures | Ecrire un commentairele patron du Rnd fait une évaluation de la situation politique
Il considère cependant la révision de la Constitution comme une nécessité.
Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a été l’invité, jeudi dernier, du Forum de la Chaîne II de la Radio nationale. Hasard de calendrier ou coïncidence, l’invitation de l’ancien Chef du gouvernement tomba pic avec le 18e anniversaire des évènements du 5 Octobre 1988. Et inévitablement, c’est par ces évènements que la rencontre commença. D’autres sujets, des dossiers d’actualité, chauds, du moment, ont été abordés par le patron du RND dans un propos où l’on sentait une certaine aisance. C’est vrai que depuis qu’il a quitté le gouvernement, le 24 mai dernier, sa charge de travail a baissé, a-t-il reconnu. Il est passé pratiquement d’une journée de travail de 18 heures à la moitié depuis qu’il est déchargé de sa fonction gouvernementale.
>5 Octobre et démocratisation précipitée. Pour Ahmed Ouyahia, nous ne connaissons pas toutes les facettes des 10 jours de ces évènements qui ont emporté des jeunes. À part ces victimes dont il a déploré la perte, il a estimé qu’une partie, un pan de cette histoire, demeure inconnue. Toutefois, il a affirmé qu’il y a eu des manœuvres politiciennes. “D’autres avaient préparé cela”, a-t-il indiqué. 18 ans après, il considère qu’un pas est franchi, sans pour autant se satisfaire de la version algérienne de la démocratie. Parce que, a estimé Ahmed Ouyahia, l’ouverture démocratique a été une réaction précipitée et qu’on voulait vite rattraper les pays développés. D’ailleurs, a-t-il expliqué, il suffisait d’être 15 pour créer un parti. Mais, a-t-il ajouté, malgré les 10 perdus après, “ce n’est pas une catastrophe”. Il regrette également l’absence d’un véritable débat politique, l’absence des partis à des moments décisifs ; en un mot, l’absence d’une culture politique dans les partis. Un des éléments qui ont favorisé l’émergence de l’extrémisme qui a coûté 10 ans de perte au pays, sans compter les victimes.
>Pas de crainte d’un retour à 88. Il n’y a aucune crainte, selon Ouyahia qui trouve l’argument dans la réconciliation nationale qui ne se résume pas, selon lui, aux élargis et aux indemnités. “On parle beaucoup et on occulte le reste”, a-t-il indiqué en renvoyant à sa première définition donnée par le président Bouteflika qui avait expliqué qu’il s’agit de “se réconcilier avec soi-même”. “Revenir à aimer son pays, pour le bien de son pays”, a précisé Ouyahia.
Il a exclu, par ailleurs, toute similitude avec le Chili, l’Afrique du Sud ou l’Argentine, arguant que la crise algérienne n’est pas induite par un coup d’état putschiste ou l’apartheid. Quant à l’éventuel retour du FIS, l’ancien Chef du gouvernement répondra par une image paraphrasant la réponse de Bouteflika sur l’ouverture des médias publics, en estimant qu’on ne doit pas ouvrir “le jardin de la démocratie pour que les autres s’y amusent et que le reste regarde”. Cela en regrettant encore une fois l’absence “d’idées”.
>Le RND a 9 ans. Ahmed Ouyahia est “fier” de son parti, de sa constance et celle de son message. Motif de fierté aussi, la rapidité de son implantation dans les 48 wilayas en presque 10 ans d’existence. Et de rappeler que lors des locales de 1997, dans au moins 100 communes, il n’y avait de listes que celle du RND. Pour son poids sur la scène politique, y compris après les élections de 2002 “présentées comme les plus transparentes, dit-il ironiquement, le RND s’est placé en seconde position”. Au sujet de la “prétendue” opposition ou dissidence, Ahmed Ouyahia a déclaré qu’il ne peut pas interdire ni être responsable des discours dans “les cafés, les salons et les restaurants”, ajoutant que ces voix se tairont après les élections de 2007. “Je n’ai aucune responsabilité sur la conduite des Algériens”, a-t-il ajouté. Pour l’instant, le parti prépare la course de 2007 ainsi que son congrès ordinaire qui interviendra la même année. Février prochain, le RND aura 10 ans.
>Révision de la Constitution. Le chef du RND considère la révision de la Constitution comme une nécessité. Une opération devant remettre chaque chose à sa place. Il ira encore plus loin en disant qu’il est prêt à soutenir la candidature du président Bouteflika pour un troisième mandat s’il se présentait. Mais, il récuse aux partis, y compris le RND, de proposer une révision constitutionnelle. “Je ne reconnais à aucun parti, même le RND, le droit de proposer une révision de la Constitution”. Évidemment, la cible est le FLN qui osa le premier cette proposition et qu’il considère désormais “trop cheveux gris” pour les échéances futures. Par ailleurs, Ahmed Ouyahia, et compte tenu de l’expérience démocratique du pays, ne cache pas sa préférence pour le système semi-présidentiel. Une réponse à l’option pour un régime présidentiel à l’américaine de Soltani.
>Corruption et transparence. Le patron du RND tempère l’ampleur du rapport de Transparency International (TI) quand il ne le récuse pas totalement. Car Ahmed Ouyahia ne croit pas les ONG. “Elles sont créées par l’Occident pour camoufler leur propre corruption”, dit-il en refusant de cataloguer l’Algérie comme dernier de la classe.
La corruption en Algérie s’est développée, selon lui, pendant la période du terrorisme. Il considère qu’il y a des lacunes dans la lutte contre “tous les maux”, mais que les choses avancent. Il a expliqué, par ailleurs, le rapport de TI par le fait que “l’indépendance de l’Algérie dérange”. D’où, entre autres, les mécanismes et la spécialisation au niveau de la justice, la déclaration de patrimoine des agents publics qui ont, selon lui, “une responsabilité morale et politique” de remplir le formulaire. Et Ahmed Ouyahia déclare ne croire que les institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI qui font une évaluation, objective selon lui. Et malgré cette frilosité, il rappelle que l’Algérie a ouvert ses portes à toutes les ONG, y compris pour surveiller les élections. Il reste encore toutefois la justice dont la réforme avance doucement, et Ahmed Ouyahia, qui insiste sur la formation et la spécialisation des magistrats, reconnaît que ces derniers subissent encore des pressions.
>La Kabylie, la bonne volonté des deux parties. L’essentiel, pour Ouyahia, est que le dialogue, grâce à la bonne volonté de l’État et des délégués, ait abouti d’abord au calme après tant de troubles, de victimes. Pour l’invité de la Chaîne II, la plate-forme comporte un ensemble de revendications pratiques et d’autres relevant de la Constitution et des lois de la République. Il rappellera qu’en 2003, au seuil des élections, l’État qu’il a représenté “n’a pas reculé”. Certes, il y a des retards, reconnaît-il — poursuites des auteurs des crimes des tribunaux civils, les dossiers sont prêts et les procédures lourdes, dossiers des indemnisations des victimes —, mais le principal et l’important “est l’esprit et la finalité du dialogue”. “L’État a donné sa parole”, a-t-il souligné.
>Salaires, SNMG pragmatisme économique. D’emblée, Ouyahia précise que le statut de la Fonction publique était déjà prêt et devait être promulgué par ordonnance. Et de se justifier par le rapport à la question salariale qu’il dément avoir refusée puisque les conventions de branches devaient la traiter. Mais, il campe sur les trois principes devant motiver cette hausse : le taux d’inflation, la croissance et la productivité. Et de rappeler aussi que le SNMG a “bougé” tous les trois ans. Il refuse cependant que la question soit l’offre d’un parti politique. “Il ne faut pas enfermer ce genre de question dans la couleur d’un parti”, dit-il en précisant que “ce serait ravageur”. Ainsi, malgré la satisfaction du RND de l’augmentation, son patron appelle “au travail” et à “se retrousser les manches”.
Il met en garde surtout contre les effets de l’accord d’association avec l’UE qui vont apparaître dès 2007, ainsi que l’effet de cette augmentation des salaires. Alors, avertit-il, “si pour des calculs électoraux de candidatures il faut hypothéquer l’avenir, nous aurons été des récidivistes”. Il a enfin justifié la présence de la seule UGTA à la tripartite par la représentativité. Cela avant de traiter les syndicats autonomes d’annexes de partis politiques.
>Week-end universel. Ahmed Ouyahia rejoint les partisans d’un retour au week-end universel dans un souci de gagner du temps, et de ne pas en perdre surtout. Il considère que le maintien de ce changement introduit depuis 1976 tient beaucoup plus de “taghenant” que d’autre chose. Et de s’interroger si l’on était moins ou pas musulmans avant 1976. Il faut trouver une solution qui trouve le temps pour la pratique religieuse. “Le RND dit oui, a-t-il affirmé, mais en laissant le droit de décider aux concernés, dirigeants et chefs d’entreprise”. “C’est une affaire qu’il faut dépolitiser”, dit-il. Il a enfin refusé de parler de l’élection présidentielle de 2009, hormis son intention de soutenir un troisième mandat de Bouteflika, préférant se concentrer sur les échéances plus proches.
Il a plaidé pour la continuité qui “est utile et indispensable pour le pays”. Cela en refusant de “gloser en ce mois sacré de Ramadhan sur 2009”.
Djilali B.
Source : LIBERTE
Note de l'Article :



OUYAHYA N’EST NI CREDIBLE , NI POPULAIRE ..
C’est le toutou des généraux rentiers pilleurs de l’argent des algériens et de ses richesses .
Les ALGERIENS le savent , c’est le candidat préféré des militaires aux pouvoir , et quand BOUTEFLIKA sera incapable de tenir sa place , c’est OUYAHYA la voie de son maitre , qui sera mis en avant par les généraux , anciens de l’armée française …
Tout est déja calculé et programmé , toutes les autres choses sont des artifices servant à tromper les incrédules .
Messieurs du journal LIBERTE , voila votre prochain article sur OUYAHYA ; la voie de son maitre .
ALLEZ DROIT AU BUT !!!
VOS LECTEURS VOUS APPRECIERONT PLUS …
LE RND EST UNE ANNNEXE DU FLN ISLAMO-STALINIEN …
UN MAROCAIN QUI A TOUT COMPRIS
07 octobre, 2006
OUYAHYA EST POUR LE REGIME SEMI PRESIDENTIEL , COMME SI L’ALGERIE EST L’ITALIE OU LA FRANCE …
IL SAIT TRES BIEN QUE LE VERITABLE POUVOIR N’EST PAS AU PALAIS PRESIDENTIEL …
IL FAIT DU CINEMA … LE PAUVRE !!!
UN MAROCAIN QUI A ENCORE TOUT COMPRIS
07 octobre, 2006
OUYAHYA , JE TE PROPOSE UNE BONNE DOSE DE NOTRE CANNABIS NATIONAL POUR PLANER ET OUBLIER TES REVERIES POUR L’ALGERIE …
ON A DE LA BONNE TU SAIS , ELLE TE FERA DEVENIR GENERAL ET TU POURRAS , PENDANT QUELQUES HEURES , ETRE LE VRAI PATRON DE L’ALGERIE …
NOTRE BON VIEUX ” CHIT ” ” ZETLA ” POUR VOUS , EST NOTRE MEILLEUR AMBASSADEUR DANS LE MONDE , MIEUX QUE MOHAMMED VI EN PERSONNE …
EN HOLLANDE , NOTRE HASCHICH EST CONSIDERE , RESPECTE , VENDU DANS DES BOUTIQUES …
KHSSARA !! NOS GOUVERNANTS N’ONT PAS L’INTELLIGENCE DES NEERLANDAIS .
BON FTOUR !!!
UN MAROCAIN QUI A ENCORE TOUT COMPRIS
07 octobre, 2006
pauvre marocain qui a tout compris en Algérie et n’a pas le droit de donner son opinion dans sa propre patrie .
tans que tu apprends sur un blog algérien la liberté de s’exprimer , tu es le bienvenue.
badr
10 octobre, 2006
les blogs du monde entier , qu’ils soient algériens ou autres , sont une tribune libre , c’est ça le net , sache le …
Maintenant , au Maroc les temps ont changés et les marocains s’expriment , d’ailleurs ils l’ont toujours fait …
Les parties politiques comme l’USFP et d’autres ont combattus pour que la liberté d’expression sois une réalité au MAROC …
Je crois savoir qu”en ALGERIE , seul l’avis du parti unique FLN étais de mise sous peine de trahison …
Qui a emprisonné BENCHICOU ( liberté d’expression ) ??
Qui a tué BOUDIAF dans le dos ( les laches !! ) ??
Je peux citer des tas de joyeusetées sur le régime présidentiel algérien , mais je m’arréte là par respect …
PS : ce blog n’a pas l’exclusivité des commentaires et sache que les blogueurs marocains sont célébres dans le monde et ont attaqués derniérement des sites israéliens avec succés …
mhamed
10 octobre, 2006
Ouyahya diserte de longues heures sur les vertus de l’école algérienne , en s’enflammant , en s’emportant …
IL a envoyés tous ses enfants étudiés en … Grande bretagne …!!
Louisa Hanoune a raison quand elle parle des hauts responsables Algériens qui se contredisent …
Salut LOUISA .
LARBI
12 octobre, 2006