ALGERIE : FLN, ou le suicide programmé ?
24 avril, 2007 | 1,464 Lectures | Ecrire un commentaireD’abord, la déontologie ne supporte pas le mutisme et ensuite, il s’agit d’un œil « extérieur » s’exerçant avec recul, connaissant parfaitement « l’intérieur ». Je ne sais pas où vous en êtes, vous, mais moi, je dois me pincer pour vraiment réaliser que c’est dans un mois les élections législatives algériennes.
Dans un mois, exactement, va-t-on aller voter pour le FLN ? Je n’en suis pas si sûr. Pourquoi ? En effet, les chemins de la gloire sont plus impénétrables encore que les voies du Seigneur. Il y a, en ce moment, le parti du FLN qui s’échine à laisser sa trace dans l’histoire, une trace hélas effaçable. On marche sur la tête et on aura tout vu. On peut l’affirmer et sans risque d’erreur que le parti du FLN est suicidaire. Il a réuni, et ceci sciemment, tous les ingrédients pour ne pas gagner les élections législatives. Il scie la branche sur laquelle il est assis.
A la limite, un parti est libre de choisir qui il veut pour le représenter, mais le respect de ses partisans est une démarche sacrée. Lorsque les règles du jeu sont claires, libre à qui veut de les accepter ou pas. C’est comme si le FLN, à l’occasion de cette « opération » électorale prochaine, avait demandé à ses sympathisants de s’éloigner de lui pour je ne sais quel objectif afin de se saborder et de « couler le bateau FLN » dans un ultime hara-kiri. Il s’agit bien d’une opération suicide et on n’aurait pas fait mieux. Il s’est coupé les veines pour déclencher une hémorragie et souhaiterait que son sang le quitte à jamais. Annonce-t-il sa mort prochaine ? Ce parti donne les signes cardinaux de la perte de son âme et voudrait mourir. Soit, mourir et aller au musée sont un souhait noble. Mais qu’il y aille dans la dignité et que, au moins, son image puisse persister comme un mythe afin que son ferment reste actif sur les générations futures afin que ces dernières soient aux rendez-vous de la mondialisation.
Absence de la culture d’état
On constate, sur le principe, que le FLN ne respecte même pas ses membres. Ces derniers lui obéissent en respectant les règles qu’il leur impose (même en faisant des concessions) mais, en guise de cela, il les humilie. Il est impensable qu’il puisse « ligoter » ses membres, ses adhérents et ses sympathisants par des engagements en les considérant comme des mineurs. A titre d’illustration, la communication s’exerçant par amateurisme est complètement défaillante. Très grave si cela a été mené à dessein. Ainsi, il n’a libéré les listes des candidats qu’il a parrainés pour les prochaines législatives que quelques heures (4 heures concernant l’émigration en France) avant la clôture du dépôt des candidatures fixée au 1er avril à minuit (un vrai poisson d’avril !). Au lieu de procéder comme les autres partis qui ont effectué cette démarche dans des délais raisonnables laissant une liberté de choix à leurs candidats, il préfère se noyer dans un verre d’eau. Curieux comportement comme pour dire à qui veut l’entendre : « Aiguiser vos soupçons, oui je suis un contrefacteur, vous êtes le dernier de mes soucis et vous devez accepter que je vous humilie ; vous êtes des demeurés et vous êtes tenus de l’accepter aussi, c’est votre sort. » Quelle insulte et quel pied de nez que de prendre ses militants et sympathisants pour des attardés. De plus, déclarer officiellement que les listes électorales aux législatives du plus vieux et charismatique parti algérien sont visées, en dernier lieu, par le président de la République (même en tant que président d’honneur du FLN) et faire endosser une telle initiative au 1er magistrat du pays renvoie à une absence de la culture de l’Etat, à une démarche inintelligible pour atteindre le degré zéro de la politique et constitue une incivilité à l’égard de tous les autres partis politiques. Le chef de l’Etat est au-dessus des partis et président de tous les Algériens quelles que soient leurs sensibilités. Le dire est une lapalissade mais tant pis. Lorsque l’éthique déserte une organisation, son avenir est compromis et ses jours sont comptés car il est choquant de constater que l’organe dirigeant du parti, censé veiller au respect des critères dans le choix des hommes, s’est lui-même mis en place et lieu de ce choix. Juge et parti, il a foulé et a piétiné les règles de bonne conduite qu’il s’est lui-même fixées. Qui peut, en outre, croire un instant à l’efficacité des « compétences » incompétentes avec une « solide expérience » de plus de 40 ans ? Hypothèse d’école : par quel miracle auriez-vous vu quelqu’un qui n’a rien ou très peu fait (ou mal fait !) pendant toute une carrière devenir un « trouveur » de solutions ? Chez les chercheurs, nous connaissons bien cette question. Curieuse démarche que celle des responsables du plus grand parti algérien qui se tirent une balle dans le pied. Qui va garder le temple ? Le culte du monopartisme et du « stalinisme » est pourtant révolu et que le parti du FLN déclare combattre en prônant que ce parti est un « front large » pouvant abriter toutes les sensibilités. C’était un appareil (du parti) et serait devenu un instrument (de qui ?) qui aurait perdu toute visibilité en s’aveuglant car il est appelé par des sirènes de beauté douteuse et fatale. Aux prises du charme de ces belles chimères, les capitaines fuient le bateau ! Connaissant le système de l’intérieur comme suggéré plus haut, en ce qui me concerne et en tant que scientifique (à titre d’exemple car il y en a d’autres et des meilleurs), vous savez et je vous le dis de suite : je n’ai jamais été demandeur. J’avais même décliné l’offre concernant les législatives sortantes. Mais lorsque l’on m’a convaincu que c’était pour apporter « un plus », peut être une plus-value, contribuer et apporter une manière de travailler efficacement pour faire aboutir des projets afin d’aider à impulser une dynamique, en particulier dans la mise en place des pôles d’excellence en matière de recherche scientifique et médicale, dans l’intérêt de mon pays ; l’hésitation est tombée net car j’ai été convaincu. En effet, j’ai des convictions surtout lorsqu’il s’agit d’une dette morale mais je n’ai pas de certitudes en tant que scientifique. Le scientifique, par essence, doute toujours. Malgré ces doutes, vous faites quelques concessions (par rapport aux anomalies observées) en les mettant sur le dos de l’inexpérience et les erreurs du système et vous les considérez, transitoirement, quelque peu pardonnables. Aussi, il était tout à fait normal que dans le cadre de mes compétences professionnelles que ce serait un devoir de restituer le savoir et le savoir-faire assimilés à cette société dont vous êtes issu et qui vous a soutenu. C’est cette même société qui a consenti des efforts dans le cadre d’un système public (par exemple par des contributions variées tels les impôts qui sont prélevés chez les citoyens) pour contribuer à financer le système éducatif (de la petite école jusqu’à l’université). Il s’agit tout simplement d’une démarche citoyenne et d’une culture que l’on m’a apprises à l’école. Ma participation, en tant que député de l’émigration algérienne en France, en dépit des quelques anomalies que j’ai pu relever dans le fonctionnement de cette chambre m’avait permis d’abord de réussir la mise en place d’un laboratoire de recherches sur le sida et sur la transplantation d’organes et la prise en charge d’un certain nombre de problèmes liés à l’émigration (rapatriement des corps de l’étranger, régularisation de séjours, transferts pour soins à l’étranger et autres problèmes d’ordre privé tels que les divorces, héritages, adoptions…). Toutes mes positions et mes interventions au sein de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont véhiculé exclusivement des actions précises et concrètes relatives à la recherche scientifique et la santé et à l’émigration algérienne en France. En ce qui me concerne et dans ma culture personnelle, je ne conçois surtout pas la politique comme une profession. La politique n’est pas un fonds de commerce. Elle est au service des métiers et du savoir-faire afin que les retombées de ces métiers puissent rendre service à la population. Et elle en a grandement besoin. Et c’est là où l’assemblée nationale reprendra ses droits, c’est-à-dire redevient la vox populi ou voix du peuple.
Non-conformité des listes des candidats avec les critères du parti unique
Sincèrement, je plains les personnes qui n’ont d’autre « métier » que la politique. Ils sont, comme on le dit, « à la merci et au bon vouloir du prince ». En tout cas, je ne dois mon « succès » (en toute modestie et je le dis sincèrement car je ne suis mû que par ma passion de chercheur) qu’à moi-même et même si j’ai exercé cette fonction politique en tant que député, je l’ai été par élection et personne ne m’a nommé. La preuve en est que le jour même de mon éviction de la liste du FLN des candidats aux élections législatives, je recevais la distinction la plus haute que le gouvernement français puisse décerner qu’est la Légion d’honneur au grade de Chevalier pour services rendus à l’humanité en matière de « recherches sur le sida ». Mon métier est clair. Et bien sûr par ailleurs, il y a ceux qui « tricotent » et il y ceux qui « détricotent » ! A la lumière de cette activité, quelque peu résumée et qu’il fallait renforcer et surtout amplifier, il m’a été suggéré par le parti du FLN de me représenter à cette élection législative prochaine. Surtout, que pour le choix des députés à présenter, des critères objectifs sont déclarés clairement et officiellement par le FLN. Ils sont liés au niveau d’instruction, de compétences connues et reconnues et d’intégrité. Nous y avons pleinement adhéré et nous n’avons pas douté du sens de responsabilité des dirigeants de ce parti étant donné que l’objectif essentiel est de « tirer les choses vers le haut », ceci dans l’intérêt national. Ainsi, le processus d’enregistrement des déclarations d’intention et d’engagement des candidatures aux élections législatives, vis-à-vis du parti, a été respecté par les militants mais, surprise. Ce qui est « sorti du laboratoire FLN » est une « alchimie » moyenâgeuse. En effet, les listes de candidats parrainés, et ceci dans la majorité écrasante, ne présenteraient pas de conformité avec les critères hautement déclarés par le parti. Et plus grave encore et selon des sources concordantes, des doutes sérieux ont été enregistrés quant à la qualité des choix. Il est clair que d’autres critères occultes ont présidé à cette opération d’orfèvrerie très gauche et maladroite. Il ne fournit aucune explication, à ses militants ni ouvre un débat même interne, et c’est la moindre des politesses, mais s’entête en pratiquant à la hussarde la fuite en avant. Il nous paraît maintenant clairement que l’âme vraie du parti du FLN est ailleurs. Il ne resterait qu’une coquille enduite de vernis. Il en apporte bel et bien la démonstration. Vous grattez le vernis et la rouille vous « saute au visage ». Ce sera comme « l’auberge espagnole » : vous y trouverez ce que vous y avez mis ! Cette âme est peut-être incarnée dans d’autres partis politiques et dans les courants indépendants du paysage politique algérien qu’il faudrait investir. En tout cas, il est clair, aujourd’hui, que ces autres partis et courants lui volent la vedette car des pôles de transparence, de progrès et de démocratie se positionnent inexorablement. Il n’est pas du tout choquant de voir les sympathisants et les militants du vieux parti détruire leurs cartes d’adhésion pour aller retrouver cette âme originelle dans d’autres sensibilités politiques ou l’exprimer à titre individuel et citoyen. Tel quel, ce parti ne sera pas viable. Il mourra et ne renaîtra plus de ses cendres. Les lauriers du phœnix qu’il a tissés pendant les glorieuses années sont fanés. Il y laissera des plumes. Toutes ses plumes. Mais un jour viendra où cette « gangrène » sera vaincue. La situation ne sera plus comme actuellement et cette effroyable « maladie » nous aura appris comment se comporter d’une façon plus responsable, plus généreuse, plus compétente et plus humaniste. Et enfin, seulement une larme à verser par respect au FLN, à la génération de Novembre 1954, à cette génération d’exception.
L’auteur est Professeur et directeur de Laboratoire de recherches sur le sida (Lyon, France)
Kamel Sanhadji
Note de l'Article :



ON NE PEUT QUE SOUTENIR CETTE DECLARATION D’UN GRAND PROFESSEUR ET D’UN GRAND MILITANT ;
ABDEL-HAKIM BOUFRIOUA
MEMBRE DU CONSEIL FLN EMIGRATION FRANCE
EX VICE PRESIDENT DU MOUVEMENT NATIONAL DE JEUNES REPERES
BOUFRIOUA
25 avril, 2007
Des Constantes nationales
et des vérités naturelles
Parce que je me voulais objectif et consensuel, j’ai
sondé les amis, tâté les connaissances. J’ai ratissé large,
sans délaisser ceux-là qui cultivent l’allégorie et le faux-
fuyant, vous savez leur façon de parler en regardant de
côté, ce sont des anguilles : « Laissons le couvercle sur
le puits », « L’essentiel est que ça ne tombe pas sur ma
tête », « On ne cache pas le soleil avec un tamis », « Allah
sait ce que l’hypocrite dissimule», «Ne connaît la brû-
lure que celui qui marche sur la braise », etc. À la ques-
tion « Quelles sont, selon vous, les raisons du mal-être
qui ravage le pays ? », leurs réponses renvoient toutes à
ces thèmes que nous ruminons à longueur de temps
depuis le premier jour : l’identité, la langue, la religion,
la révolution, l’Histoire, l’infaillibilité du raïs. Ce sont là
ces sujets tabous que le discours officiel a scellés dans
un vocable fort : les Constantes nationales. Défense d’y
toucher, on est dans le sacré du Sacré. Stupeur et trem-
blement sont de rigueur.
À cela, les amis ont ajouté la question récente qui
nous tarabuste depuis le 29 septembre 2005 : l’amnistie
des terroristes et des commanditaires. Accessoirement,
ils souhaiteraient, disent-ils, nous entendre sur ce que
l’actualité nous a donné à voir ces derniers temps :
Bush, le réchauffement de la planète, les harkis, l’ar-
ticle 4, les manœuvres de Sarko contre les peuples émi-
grants, la présidentielle française de 2007, la présence
chinoise en Algérie, les canaux de Mars, le décodage de
TPS, etc. C’est dire si nous avons à parler. On se
demande pourquoi nous avons attendu si longtemps.
Commençons par les Constantes nationales.
Un rappel pour les mémoires fatiguées : l’expression
« les Constantes nationales » est une marque déposée,
parmi d’autres (« la Famille révolutionnaire », « les Dignes
Héritiers de Novembre », « les Algériens sincères et véri-
tables», «le Pays du million et demi de martyrs»…),
inventée par le FLN dans le milieu des années 80 alors
que son pouvoir totalitaire et absurde se fissurait sous
la pression des recompositions mondiales consécutives
à l’effondrement du bloc de l’Est. On se souvient que le
pays avait soudainement pris des airs de volcan mal
réveillé et que tout le monde courait dans tous les sens.
La fin paraissait imminente. Les toutes nouvelles forces
démocratiques, les forces islamistes, les forces armées
et les forces du marché alliées au grand capital interna-
tional sont toutes montées, en même temps, à l’assaut
de la vieille forteresse FLN, le seul véritable parti
unique de la planète, pour la remplacer par une autre construction ou pour l’araser et ouvrir la voie aux liber-
tés démocratiques. Un combat titanesque s’ensuivit,
nous l’avons plus que durement vécu. La guerre civile
de 1992-1999 en fut le paroxysme, mais au bout du
compte rien n’a changé, le FLN ayant réussi à se main-
tenir au pouvoir grâce, avant tout, aux Constantes
nationales, autrement dit les sacrements qui font qu’un
Algérien est un Algérien dévoué corps et âme à son
Église, le FLN. Par une manipulation des plus habiles,
initiée dès la maternelle et entretenue tout le long des
ans, il a inculqué à chacun ce réflexe paralysant : dès
lors que l’envie de le critiquer prend le quidam, celui-ci
est aussitôt submergé par l’horrible et honteuse sensa-
tion de s’attaquer au peuple algérien en son entier,
lequel peuple est arabe, musulman, et l’unique artisan
de la glorieuse Révolution de 1954 menée en son nom
par le FLN. C’est tortueux mais ça marche. En connais-
sez-vous qui aient résisté au conditionnement? Moi
pas, ou très peu. Ou qui auraient réussi à s’en libérer ?
Moi non plus. Les résistants et les déviants disparais-
sent à temps. Les GAT aident à leur manière, ils débus-
quent, ils aboient. Et voilà le démocrate d’occasion,
l’islamiste de service, le militaire dévoyé, le vrai faux
ancien moudjahid et le bazari sans foi ni loi, la main
dans la main, entonnant avec force les Constantes selon
saint FLN pour s’adjuger les faveurs divines. Qu’on dise
ceci ou cela, dans une langue ou une autre, le bréviaire
est le sien. D’où la Sainte Alliance, appelée l’Alliance
présidentielle, pour accréditer l’idée qu’Allah et le raïs
mènent le même combat. Mais, à la longue, le peuple
n’écoute que sa voix profonde et millénaire et l’affaire reste un jeu d’appareils qui se parasitent l’un l’autre pour mieux s’entendre sur le dos de la République.
C’était le schéma initial et nous y sommes revenus
après une guerre sans fin et une ruine économique
totale.
Ouvrons la boîte des Constantes et faisons la part des
choses. On trouve :
Le peuple algérien est arabe
Cela est vrai, mes frères, à la condition de retirer du
compte les Berbères (Kabyles, Chaoui, Mozabites,
Touareg, etc., soit 80% de la population) et les naturali-
sés de l’Histoire (mozarabes, juifs, pieds-noirs, Turcs,
coulouglis. Africains… soit 2 à 4%). Les 16 à l8% res-
tants sont des Arabes, personne ne le conteste. Mais on
ne peut jurer de rien, tout est très mouvant, il y eut tant
d’invasions, d’exodes et de retours dans ce pays, hors la
couleur du ciel, rien n’est figé. Nos ancêtres les Gaulois
et nos ancêtres les Arabes sont de ce mouvement inces-
sant de l’Histoire, ça va, ça vient et ça laisse des traces.
Moi-même qui ai beaucoup cherché je suis dans l’inca-
pacité de dire ma part rifaine, ma part kabyle, ma part
turque, ma part judéo-berbère, ma part arabe, mon
côté français. Nous sommes trop mélangés, dispersés
aux quatre vents, il ne nous est pas possible, dans ma
famille, de savoir qui nous sommes, d’où nous venons
et où nous allons, alors chacun privilégie la part de
notre sang qui l’arrange le mieux dans ses démarches
administratives. Cela étant, le pays est vaste, riche, hospitalier, il peut encore accueillir jusqu’à un milliard d’émigrés et chacun peut prétendre le représenter. De
ce point de vue, les Berbères n’ont pas forcément voca-
tion à être, à eux seuls, les enfants de l’Algérie. Le fait
d’être là depuis le néolithique n’est pas une fin en soi.
Bientôt les Chinois, de plus en plus nombreux chez
nous, pourront clamer que l’Algérie est chinoise et il
sera difficile de les contredire. Ces histoires de race, de
couleur, d’origine, sont tout spécialement bêtes, la vie
prend les formes qu’elle veut, où elle veut, et elle pour-.
rait bien, un de ces quatre, nous réincarner en vaches
ou en porcs. Je ne comprends vraiment pas pourquoi
on en fait tout un plat. Ne souffrez donc pas inutile-
ment. Disons que pour le moment l’Algérie est peuplée
d’Algériens, descendants des Numides, et on en reste là.
Cette Constante, l’affirmation entêtée d’une arabité
cristalline descendue du ciel, est d’un racisme
effrayant. En niant en nous notre pluralité multimillé-
naire et en nous retirant notre élan naturel à nous
mêler au monde et à l’absorber, elle nous voue tout
simplement à la disparition. Pourquoi veut-on faire
de nous les clones parfaits de nos chers et lointains
cousins d’Arabie? De quoi, de qui ont-ils peur? Je
comprends que les Kabyles, les Berbères les plus
ardemment engagés dans le combat identitaire en aient
assez d’être vus comme inexistants dans leur propre
pays, ou pis, comme une scorie honteuse de l’histoire
des Arabes.
Mais quand même, il ne faut pas pousser, s’ingénier
à se vouloir arabes par force et s’affirmer kabyles avec la même farouche intensité, c’est pile et face du même racisme. Laissons ces mystères aux anthropologues,
aux historiens, ils nous écriront de belles histoires et
nous aurons plaisir à les lire. Rendez-vous compte : si
chaque Français d’aujourd’hui agissait de même, se
revendiquer de ses seuls aïeux, ce pays ouvert aux
quatre vents bruisserait de mille chants, il ne s’enten-
drait plus parler. Et que dire de l’Amérique ! Alors répé-
tons-le jusqu’à être entendus : nous sommes des
Algériens, c’est tout, des êtres multicolores et poly-
glottes, et nos racines plongent partout dans le monde.
Toute la Méditerranée coule dans nos veines et, par-
tout, sur ses rivages ensoleillés, nous avons semé nos
graines. Souvenez-vous que nos ancêtres les Ottomans
écumaient la Méditerranée et ne revenaient jamais sans
captives dans leurs soutes. Vous vous doutez bien que
lorsqu’ils les relâchaient contre bonne rançon, elles
étaient déjà des nôtres. L’unité nationale se fera sur
cette base, les hiérarques du système et les piqués du
berbérisme ne pourront indéfiniment l’empêcher.
L’Histoire ne se refait pas, elle avance. Et comme nous
avons nos mystères, elle a les siens.
Ahmed ?
01 mai, 2007
J’ai déjà lu cet article (version arabe) il y a trois semaines sur l’hebdomadaire El Khabar El Assbouaai et je l’ai relu après sur le journal El Watan . Je suis heureux de le revoir sur votre site internet. Je trouve que c’est un article très intéressant. L’analyse faite par le Pr Kamel Sanhadji est pertinente. J’admire le talent de kamel Sanhadji et j’admire également sa gentillesse ainsi que sa modestie. Je milite avec ce Grand Monsieur au FLN au niveau de la zone sud de France et je trouve qu’il est vraiment dommage qu’il soit exclu par la direction du FLN de la course électorale du 17 mai 2007. Le Pr Sanahadji restera une sommité internationale et le FLN en réservant un pareil sort pour une personnalité aussi importante va droit au mur. Mes hommages, mon estime, ma solidarité et ma sympathie au Professeur Kamel Sannhadji.
Kader Haddouche
Militant FLN- Marseille
Dr en Sciences de l’Ingénieur
Profession : Recherche et Enseignement Supérieures
Kader Haddouche
02 mai, 2007
J’ai déjà lu cet article (version arabe) il y a trois semaines sur l’hebdomadaire El Khabar El Assbouaai et je l’ai relu sur le journal El Watan après. Je suis heureux de le revoir sur votre site internet. Je trouve que c’est un article très intéressant. L’analyse faite par le Pr Kamel Sanhadji est pertinente. J’admire le talent de kamel Sanhadji et j’admire également sa gentillesse ainsi que sa modestie. Je milite avec ce Grand Monsieur au FLN au niveau de la zone sud de France et je trouve qu’il est vraiment dommage qu’il soit exclu par la direction du FLN de la course électorale du 17 mai 2007. Le Pr Sanahadji restera une sommité internationale et le FLN en réservant un pareil sort pour une personnalité aussi importante va droit au mur. Mes hommages, mon estime, ma solidarité et ma sympathie au Professeur Kamel Sannhadji.
Kader Haddouche
Militant FLN- Marseille
Dr en Sciences de l’Ingénieur
Profession : Recherche et Enseignement Supérieures
Kader Haddouche
02 mai, 2007