Pour l’honneur de l’Algérie

«Pour l’honneur de l’Algérie», tel est l’intitulé de l’appel lancé par la coordination républicaine composée de l’Union démocratique républicaine (UDR), parti politique non agréé, l’Alliance nationale républicaine (ANR) et le Mouvement démocratique et social (MDS), aile Ali Hocine. Les premiers signataires de cet appel se sont regroupés hier à la cinémathèque Zinet de l’office de Ryad-el-Feth, en présence des initiateurs de cette démarche, en l’occurrence Amara Benyounès, Rédha Malek et Ali Hocine.


Cette coordination, qui s’est manifestée pour la première fois par la présentation de listes communes aux prochaines élections nationales, se dit se situer «délibérément au-delà des échéances électorales prochaines et souhaite établir un rassemblement plus large de tous les patriotes soucieux de l’avenir du pays sur la base de principes clairs». Selon Rédha Malek, président de l’ANR, «au-delà des échéances électorales, la Coordination républicaine a pour but de développer une réflexion commune aux différentes sensibilités en vue de réhabiliter l’action politique et de jeter les bases d’un programme d’action à long terme». Dans ce sens, «Pour l’honneur de l’Algérie» est un appel au regroupement des forces nationales qui «souhaitent un changement démocratique moderne dans la vie politique de notre pays».

Les principes fondateurs de cet appel ont été énoncés lors de cette rencontre présidée par Ali Haroun en présence des 40 premières personnalités nationales du monde politique, culturel, scientifique et de la société civile qui ont signé l’appel. Le président de l’UDR évoquera l’«urgence» du regroupement des républicains. «Le plus important se situe après le 17 mai. La solution démocratique pour le pays n’est peut-être pas pour aujourd’hui mais les républicains et démocrates doivent se réunir aujourd’hui», a ajouté Amara Benyounès. Ali Hocine, pour sa part, relèvera que du vivant de Hachemi Cherif il y a eu des tentatives de regroupement des démocrates mais elles se sont avérées «vaines». «Il y a un espoir que cette initiative regroupe toutes les forces du pays», a-t-il indiqué.

L’initiative «Pour l’honneur de l’Algérie» vise, en effet, à «coordonner la réflexion et l’action de citoyennes et de citoyens conscients et responsables, qui veulent intervenir dans les décisions engageant leur avenir et celui de leurs enfants». Parmi les principes énoncés et qui «sont le retour aux sources des valeurs patriotiques renforcés par les enseignements tirés de l’expérience collectivement vécue depuis un demi-siècle », entres autres, le refus de la violence politique pour imposer un modèle de société, refus de l’autoritarisme politique, refus de l’aggravation des inégalités sociales, refus de la corruption.

A cela s’ajoute l’«approfondissement de toutes les valeurs fondatrices de l’identité algérienne, dans une ouverture continue à l’universel, ce qui implique en particulier le refus de l’utilisation de l’Islam par des personnes ou des groupes s’autoproclamant dépositaires exclusifs des valeurs religieuses» et «la volonté de construire une démocratie fondée sur la réhabilitation du suffrage universel, ouverte au pluralisme politique portant sur les enjeux de société et la confrontation de programmes politiques cohérents, portés par des femmes et des hommes politiques compétents, honnêtes, ayant le sens de l’intérêt national et de la justice sociale, pouvant ouvrir la voie à une véritable alternance». A noter que cette liste reste ouverte à tous les signataires.
Meriem Ouyahia


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1 commentaire

  1. L’HONNEUR DE L’ALGERIE????????????????
    Que l’ancienne puissance coloniale n’ait eu aucun scrupule à mettre en danger des populations « indigènes », en Algérie comme en Polynésie, n’étonne guère, en revanche ce qui est plus choquant c’est le rôle douteux de l’Algérie après l’indépendance dans la gestion de ce dossier. Du bout des lèvres, Réda Malek, ex-chef du gouvernement mais surtout négociateur des accords d’Evian entre 61 et 62, reconnaissait il y a quelques années que la partie algérienne à ces négociations avait cédé aux négociateurs français le droit de continuer ses essais… y compris après l’indépendance. Nul ne sait ce que furent ces essais durant cette période qui, s’y l’on en croit les informations publiées sur ce sujet épineux, ne prirent fin… qu’avec la mort du président Boumediène grâce au président Chadli Benjedid qui aurait alors refusé de reconduire ces accords. Autrement dit, entre 1962 et 1979, soit pendant 17 ans, l’armée française a continué ses petits trafics, abandonnant le nucléaire au profit d’expériences sur des armes chimiques notamment, et ce dans la plus grande opacité mais avec l’accord des autorités algériennes. C’est sans doute ce qui explique la répugnance des autorités algériennes a ouvrir sérieusement ce dossier entre l’Algérie et la France, au risque de laisser encore pour des générations cet héritage explosif.

    BOUFRIOUA

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