Législatives Algérie : Morne campagne
30 avril, 2007 | 1,418 Lectures | Ecrire un commentaireAprès cinq jours de campagne électorale, les partis en lice sont loin d’avoir capté l’intérêt populaire et encore moins à convaincre de l’importance des enjeux en cause dans le scrutin du 17 mai. Leurs meetings d’entame, pourtant tous animés par leurs chefs de file respectifs, n’ont guère drainé de grandes affluences. Ce qui, pour les observateurs, confirme que cette joute électorale n’intéresse pas grand monde au-delà de celui étroit de la militance partisane. Cela étant, toutefois, ces premiers meetings ont permis à chaque parti d’ordonner son discours électoral et de mettre en exergue les points programmatiques censés faire sa différence avec les autres concurrents. Il reste que pour les citoyens «accros» au débat électoral engagé, cette campagne n’a rien d’excitant, tant ses acteurs sont dans des rôles et des discours convenus et pour la plupart déconnectés des véritables préoccupations de l’électorat dont ils sollicitent le suffrage.
Les promesses, dont les uns et les autres sont si prodigues, laissent dubitatifs ceux à qui elles sont destinées, pour la raison première qu’ils ne se font plus aucune illusion sur le pouvoir législatif tel qu’il fonctionne dans le pays. C’est pourquoi, quand des partis promettent, au cas où ils auront des députés, que ceux-ci seront à l’écoute et au service de la population, ils ne suscitent au mieux qu’un acquiescement dubitatif.
Comme dans toute compétition électorale, les partis en lice se situent soit dans la majorité au pouvoir et qui entend le rester, soit dans l’opposition qui aspire à leur ravir celle-ci ou du moins à s’assurer d’une présence parlementaire dont la fonction ne se limiterait pas à faire tapisserie et à donner un semblant de multicolorisme à la chambre des représentants.
Le paradoxe dans cette élection législative est que ce n’est pas le duel, somme toute normal, entre majorité et opposition qui fait son «sel» pour ceux qui s’y intéressent. Pour la majorité de ceux-là, la confrontation décisive est celle qui oppose, entre eux, les trois partis de l’alliance présidentielle. Pour beaucoup, la question ne se pose même pas de savoir si l’opposition a réellement une chance de bousculer l’ordre parlementaire établi depuis deux législatives par la coalition des trois partis, devenue l’alliance présidentielle depuis 2004. Non sans raisons, ces citoyens ne voient «d’intérêt» au scrutin du 17 mai que celui qu’il va très certainement trancher la querelle de leadership et de la prépondérance à laquelle se livre le trinôme de l’alliance présidentielle. C’est à cela que les orateurs de ses trois partis pensent, quand ils démarquent leurs formations respectives de leurs partenaires dans l’alliance présidentielle alors qu’au fond ils se réfèrent au même programme et sont dans un rapport d’allégeance commune au président de la République. Au point que des citoyens pas dupes de cette situation, se refusent à entendre les appels à aller voter que leur prodiguent, de façon mélodramatique, les participants à la compétition électorale.
Kharroubi Habib
Note de l'Article :


(4.4 sur 5)
mais a quoi donc joue la mahometano trotskyste luiza!!!quelle perverte celle là!
moumouh
18 mai, 2007
on prend les memes et on recommence….l’echec.on repeint seulement la vitrine.
ciao.
moumouh
18 mai, 2007