La réalité politique algérienne est dure, elle est entêtée et les comportements auxquels elle a donné lieu, durant ces vingt dernières années, se font de plus en plus insistants, indéracinables et collants à la peau d’un peuple qui n’en peut plus.
Parmi ces comportements, il en est un de particulièrement dangereux et qui a ressurgi ces derniers jours, juste au lendemain du scrutin du 17 mai. La confiscation, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est brandie menaçante ici et là, avec tout ce que cela comporte comme sens et surtout comme atteinte à la volonté du peuple, à sa maturité, à son intelligence, à son droit et à tout ce qui en fait un peuple.

Que ceux qui essaient de cacher leur échec, leur incompétence, leur participation à la détérioration du quotidien des Algériens et de l’image de l’Algérie cessent une fois pour toutes de sauter d’un endroit de la bassesse à l’autre. Qu’ils comprennent, une fois pour toutes, que le peuple n’en peut plus de leurs « autovalidations » et de leurs « autoproclamations ».


Le peuple a voté à sa manière, en sa conscience et en toute liberté. Aucun parti et aucun responsable de parti ne peut ni ne doit porter atteinte à cette décision populaire en revendiquant l’abstention populaire. Il n’est permis à personne de dire explicitement ou de manière à peine voilée qu’une partie, aussi infime soit-elle, de l’abstention est constituée de ses militants, de ses partisans ou de ses… courtisans. Le phénomène est trop important pour être réduit à des manipulations partisanes, il est trop significatif pour être collé à une enseigne sans signification réelle ni même imaginaire. Il est trop net pour se laisser maculer par des mensonges de récupérateurs ou des ambitions confiscatoires, infondées de chefs et de zaïms en mal de réussite.

Les 65% d’abstention n’appartiennent à personne, ils sont tout simplement algériens. Trop propres pour découler de calculs partisans malsains, trop beaux pour être ramenés à des considérations personnelles douteuses et mesquines, les 65% d’abstention sont un geste de grandeur, de liberté, d’affranchissement par rapport aux mensonges de ceux-là mêmes qui, sur des plateaux de chaînes aux desseins douteux, étalent des théories mal tissées et débitent des propos incertains parce que sans fondement aucun.

Il est inadmissible et inconcevable que des personnes, dites responsables de partis, jouent à ce jeu de la sape volontaire des efforts du peuple. C’est un non-sens que de vouloir faire croire au monde et aux Algériens que l’abstention est leur fruit.

Oh non ! Ils ne semblent pas avoir saisi le sens du message du 17 mai. Le pourraient-ils ? Le regard collé au ventre vingt ans durant, ils n’ont jamais pu ni su comment écouter le peuple; alors pour le comprendre…, il faut vraiment attendre. Ces soi-disant chefs, ou cheikhs ou zaïms devraient choisir entre changer leur conception du peuple ou changer de métier. La seconde solution serait plus intéressante pour tout le monde, surtout qu’il ne se trouvera plus sur le chemin de l’Algérie des opportunistes éhontés qui tentent de s’accaparer de tout ce qu’ils ne… font pas et qu’ils ne pourront jamais faire, incapables et inaptes qu’ils sont.

Aissa Hireche


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4 commentaires

  1. A SI HIRECHE LA POLITIQUE ALGERIENNE NE SA FAIT PAS DANS LES PARTIS QUI ONT COMME SEUL PROJET DE SOCIETE LEURS TUBES DIGESTIFS .
    LA POLITIQUE SE FAIT AU NIVEAU DU HAUT CONSEIL DE SECURITE ET C’est bien comme cela.

    BOZO

  2. l article est un peu trop excessif
    tout n est pas blanc ni noir il faut sortir du systeme socialiste trés mauvais pour l economie d un pays
    chaque algerien dois faire quelque chose pour le pays

    linda

  3. peut etre que l abstion n est lie que au faible pouvoir du pays
    exemple je vis en alsace dans une ville tres profondement de droite
    conclusion en juin je ne me fatiguerai pas a aller voter

    linda

  4. je trouve pas mal

    hammoud

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