Nicolas, Rachida et Cécilia
19 juillet, 2007 | 1,135 Lectures | Ecrire un commentaireNicolas… Il est partout, il est omniprésent, il a un avis sur tout et n’importe quoi… Cela commence à devenir fatigant et, parfois, je me demande même si j’aurai les ressources nécessaires pour supporter tout cela pendant cinq ans, ou même dix, puisque le parti socialiste me semble bien mal en point. Trop, c’est trop. Pas une journée sans entendre le président de la République française me débiter un chapelet de banalités, de fausses confidences et de longues envolées d’autosatisfaction. Pas une journée sans échapper au buzz permanent que l’Elysée impose à la profession.
Tenez : je me lève le matin, sa voix s’échappe de mon poste de radio. Dans le métro, il ne se passe pas un jour sans qu’un ou plusieurs quotidiens ne me renvoient son nom et son visage à la figure. Et que j’te sauve l’Europe par-ci, et que j’te fasse le ménage chez Airbus par-là. Des pauvres gars se font écraser par un chauffard ivre ? Le Président réclame des peines sévères. Le 14 Juillet ? Le Président nous offre de la musique gratos sur le Champ-de-Mars. Il est partout, vous dis-je !
Il y a quelques jours, je voulais regarder le Tour de France. Comme souvent, c’est une étape de montagne que j’ai choisie. A votre avis, qui est apparu sur mon écran, émergeant d’une voiture suiveuse, le micro à la main, au point que j’ai d’abord cru à une résurrection du journaliste Robert Chapatte ? C’était le Raïs français en personne qui m’a infligé un cours magistral sur le cyclisme, l’effort et tout le baratin habituel de ceux qui pensent qu’ils sont les seuls à se lever tôt pour aller bosser. Sera-t-il sur la pelouse du stade de France pour le Mondial de rugby ? Je veux bien prendre les paris…
J’ai utilisé le mot Raïs à dessein parce que Sarkozy ressemble de plus en plus à ces Présidents arabes qui mettent médias et élites à leur botte. Ces opposants qui vont à la soupe, ces confrères qui portent la bonne parole présidentielle et qui perdent toute lucidité. Ces intellectuels qui se bousculent pour un honneur ou une mission. Tout cela fleure bon le makhzen gaulois, le populisme et le clientélisme. Nous sommes bel et bien entrés dans, pardonnez-moi pour cet écart de langage, le temps du « je t’achète mais tu fermes ta gueule ».
L’analogie avec ce qui se passe dans le monde arabe est saisissante. Partout, de Lille à Marseille, on voit se lever une foule de soupirants cyniques et obséquieux qui ont bien compris le nouveau système. Le plus étonnant, ce qui m’interpelle le plus, c’est la célérité avec laquelle tant de gens intelligents s’aplatissent et entrent dans le rang. A croire qu’ils n’attendaient qu’une occasion pour donner libre cours à leurs penchants de valets. Il y a quelques années, je me moquais d’un pays arabe où l’un des candidats à la présidentielle - il représentait l’opposition dite légale - m’avait déclaré fièrement que son seul programme était de faire élire le Président en exercice. Aujourd’hui, je trouve la chose moins risible…
Juste une hypothèse qui, je le pense, a beaucoup de chances d’être fondée. Pour comprendre la politique spectacle à laquelle nous assistons en France, il faut regarder du côté des Etats-Unis. Il faut réexaminer ce que fut la gestion des médias sous Reagan mais aussi savoir ce que peut offrir comme idées la série « The West Wing » (La Maison-Blanche). C’est de « là-bas » que viennent ces trouvailles qui consistent par exemple à inviter « des héros » pour une garden-party officielle. Copier est tellement plus simple qu’innover…
Rachida… On la voit presque autant que Nicolas même si on l’entend moins. Elle aurait dû se méfier. On ne devient pas ainsi la coqueluche des médias sans attirer le mauvais oeil. Plusieurs couvertures de magazines et voilà, comme par hasard, que l’on parle de ses frères délinquants tandis que des hommes politiques, de droite comme de gauche, ne laissent passer aucune occasion pour la « missiler » (terme entendu dans le RER et qui me plaît bien).
J’avoue être indécis à propos de la ministre de la Justice. Bien que ne partageant pas ses idées politiques, je n’ai pas de mal à reconnaître que la cabale qui est organisée contre elle comporte sûrement quelques germes racistes. Mais le problème, c’est que cela a fait passer au second plan les discussions de fond à propos de son projet de réforme sur les peines de prison. Là où la France aurait dû avoir un débat sur ce thème délicat, on se retrouve à choisir entre pro et anti-Dati (sans jeu de mots). Pour la suite, sa tâche va être rude, car il est à craindre que ce genre de polémique ne se renouvelle et ce n’est pas bon pour la cause de la diversité.
Il y a encore un point qui m’exaspère concernant toujours la garde des Sceaux. Tendez l’oreille, écoutez tel ministre ou tel député parler d’elle et vous l’entendrez dire : « Rachida a tout notre soutien » ou encore « Rachida fait preuve de beaucoup de compétence ». Hé, ho ! C’est votre soeur ou quoi ? C’est quoi cette dsara, cette familiarité qui frise le mépris de classe ? Qui parle en public de Boutin ou d’Alliot-Marie en les appelant uniquement par leurs prénoms ?
Cécilia… On la voit moins que les deux premiers et on ne l’entend guère. C’est dommage car des trois, elle est, pour la presse, la plus intéressante et je suis sûr que nous autres journalistes aurions de belles pépites à nous mettre sous la dent si elle consentait à parler plus. En effet, dans le dispositif propagandiste du Président, elle est à la fois un atout et le maillon non pas faible mais incertain ou aléatoire. Du coup, la cour s’empresse de la faire revenir dans le droit chemin afin de la canaliser et de plaire à l’empereur.
D’ailleurs, qu’est-elle allée faire en Libye ? Pourquoi cette offense à ceux qui ont mené de longues et laborieuses négociations pour sauver les infirmières bulgares et le médecin palestinien ? On revient au buzz, encore et encore. Et qu’importe que la presse anglo-saxonne se déchaîne en accusant les Français d’opportunisme et de mauvais goût puisque monsieur Dédé, qui du fond de sa France profonde ne regarde que les télés françaises, se dit que son pays joue de nouveau (et grâce à qui, hein ?) un rôle important dans le concert des nations. Il le croit d’autant plus quand il entend une gourde sur France 3 demander au Premier ministre Fillon s’il pense que c’est grâce à la visite de madame Sarkozy si la peine de mort des infirmières a été commuée ! C’est le temps de la brosse à reluire vous dis-je !
Akram Belkaïd
Note de l'Article :



Nicolas,Rachida….Cecilia on s’en fiche un peu c’est juste la petite femme à sarko qui utilise les media quand ça lui chante et joue au chat à la souris pour mieux parler d’elle.Par contre qu’on appelle un president ou un ministre de la justice par leur prenoms celà est une preuve de modernité,Sarko est proche de son peuple et le lui fait savoir même si sa tendance de droite le pousse à leur demander de bosser plus pour pouvoir faire sortir leur pays de l’endettement dans lequel la gauche l’a enfoncé à coup de socialisme mal geré.Comment aider un jeune au chomage?est ce en lui facilitant la vie en lui attribuant des assedics ou est ce en lui trouvant des debouchés pour qu’il puisse consommer la sueur de son front.La france jusqu’ici n’a fait que des bras cassés qui vivent sur le dos de ceux qui travaillent.Pourquoi en veut on aux riches?qui grace à certaines loi injuste les poussent à avoir des impots faramineux pour mieux faire vivre ceux qui ne veulent rien foutre?.Les riches le sont parcequ’ils ont peut etre herités de parents riches mais au lieu de depenser leurs sous dans des transactions douteuses au contraires ils ont fructifiés leur richesse.Est ce juste que l’etat français viennent ponctionner la labeur de ces gens?.En ce qui concerne les classes les plus demunis il n y a pas le choix,bosser plus pour gagner plus et quand on a pas les moyens on ne fait pas une ribambelle de gosses livrés dans la rue qui crie l’injustice sociale.”J’ai etudié pour pouvoir tel salaire,j’ai envie d’en avoir plus je bosse plus et si j’en ai pas envie je bosse en fonction de mes moyens,de deux choses l’une ou je fructifie mes revenues ou j’evite de fructifier ma descendance.Car comme dit un grand Mr ça serait con de vouloir “avoir l’air quand on a pas le sous”,le bonheur c’est aussi se comptenter de ce qu’on peut se permettre d’atteindre sans jalouser ceux qui sont nés sous une meilleure etoile que nous.Mr Sarkozy je vous admire dans votre manière de gerer ce pays qu’est la france et j’espère de tout coeur qu’on aura un jour un president de votre envergure.Je ne critique pas le notre de president qui avec les moyens du bord a fait des choses meveilleuses entre autre nous debarrasser du terrorisme lui par contre est né sous une belle etoile d’un baril de petrole qui a grimpé juste au moment de son election,merci uncl ben’s d’avoir fait flamber le petrole,les arabes ralent sans rien dire mais je vous assure que ça fait bien leur affaires.
Moon
21 juillet, 2007
niko rachido et cecilio, sont les nouveau née de la nouvelle plitique qui semble illustre de par des nouvelle idée comme un gout de révolution, mais en fait sarko apporte en france se qui a complétement échoué aux etats unis, enfin bon,j’aurai preferé que les communiste passe ou les extremistes même du front national a la rigueure par pur reflexion philosophique car au moins on aurait vue du nouveau dans le paysage politique hors que la on sait tout d’avance on va outre atlantique 20 à 40 ans en arrière on suit leurs histoire politique et on va vers le declin, a quoi bon suivre les news sarko, la question je me la pose même plus.
smaildici
27 juillet, 2007
Article très intéressant !
Damien
10 septembre, 2007
voilà, c’est justeun message pour te dire que j’aime beaucoupb l’esprit de ton,blog
Sarkozy
10 octobre, 2007