L’Algérie ne profite pas de ses cadres expatriés
09 avril, 2008 | 208 Lectures | Ecrire un commentaireLes compétences algériennes font le bonheur des occidentaux
80 000 diplômés algériens ont quitté le pays depuis 1979. Des médecins, des informaticiens, des entrepreneurs et d’autres cadres font gagner aux pays occidentaux 45 milliards de dollars.
L’Algérie est tenue d’adopter une nouvelle stratégie pour mobiliser ses compétences à l’intérieur et à l’extérieur. « Il faut se départir des anciennes perceptions et établir des liens de confiance entre les compétences nationales internes et les compétences algériennes établies à l’étranger », estiment les participants au 2e séminaire national sur le thème « Les compétences algériennes à l’étranger : remobiliser et transférer les connaissances », organisé hier à Alger. Se référant à des expériences de nombreux pays émergents, le représentant du Réseau Maghtech, Abdelkader Djeflat, indique que la diaspora algérienne peut apporter sa contribution au développement du pays. Elle est même disponible. Nombreuses, les compétences nationales à l’étranger (80 000 diplômés ont quitté le pays depuis 1979), souligne-t-il, constituent la clé pour le transfert des technologies, tant convoitées par le pays. « Les pays émergents comme l’Inde, la Chine, la Corée du Sud ou le Brésil ont très tôt compris qu’il faut dépasser les problèmes induits par la diaspora et les ont réglés progressivement, vu le formidable concentré de savoir-faire, capital financier et capital réseau que recèle cette frange de la société », illustre-t-il. En Inde, enchaîne-t-il, la diaspora est un moteur puissant de la croissance. « Elle génère 25 milliards de dollars à ce pays, soit 3% de son PIB », affirme-t-il. Les Algériens peuvent aussi, estime-t-il, réaliser de telles performances. « Nous avons actuellement entre 40 000 à 60 000 cadres algériens vivant aux USA et au Canada, 7000 médecins et 3000 informaticiens établis en Europe. Il y a également 100 000 entrepreneurs recensés en Europe. En somme, les compétences algériennes génèrent aux pays d’accueil 45 milliards de dollars », déclare-t-il. Afin de capter ces compétences, l’orateur suggère de faire le passage du brain drain (fuite des cerveaux) au brain gain (gain de compétence). Pour cela, les présents à cette rencontre ont insisté sur la nécessité d’établir, en premier lieu, un fichier des compétences nationales à l’étranger (CNE) et la création d’une agence nationale de valorisation de ces compétences. Déplorant l’insuffisance de la mobilisation des compétences, les spécialistes appellent à encourager les réseaux des CNE à l’étranger et à la mise en place des dispositifs incitatifs et des procédures réglementaires (contrat-type, prix préférentiels, défiscalisation…). « Il y a pire que de ne pas réussir, c’est de ne pas essayer », lance le président de l’association algérienne pour le transfert des technologies en jetant la balle dans le camp des autorités. « L’Algérie ne saurait continuer à temporiser pour mobiliser au maximum ce formidable potentiel et pouvoir faire face au nouveau contexte mondial de la révolution simultanée des TIC, de l’immatériel, du redéploiement du capital international et des nouveaux équilibres géostratégiques », concluent les participants.
Madjid Makedhi
Note de l'Article :



Bah, écoute, ils n’ont pas de place au pays : nous avons des dirigeants et une société qui donnent plus d’importance aux trafiquants de ciments qu’à leurs cadres. Alors, après avoir été chassés par les islamistes, ils décident de s’en aller, rien de plus normal. Et en plus, c’est pas avec 250€/mois de salaire qu’on attire les compétences. Les problèmes sont connus, ce sont les solutions qui tardent…
Naravas
20 mai, 2008
je suis d’accord sur le faite que l’etat n’a rien fait pour retenir ces cadres, tout dans se pays passe par le piston, pour avoir un travail digne, relative a ta formation , il faut connaitre quelqu’un pour pouvoir postuler et etre admis, tout le monde ne connais pas quelqu’un (c’est une réalité) et personne ne veux faire de l’homone alors qu’il a étudier je ne sais combien d’années.
que faire, ceux qui ont des diplomes fuient dans des conditions légale sous prétexte de terminer leur études et les pauvres malheureux se vouent a des bateaux de fortunes ou la mort attend la plupart d’entre eux.
faut dire que le principal responsable c’est comme toujours les autorités.
a dire que n’importe quelle personne du fin fond du milieu algérien et qui peut n’avoir meme pas suivie des études supèrieures mieux dériger et gérer cette algérie.
comme on dit chez nous allah ayejib el kheir.
algérienne
26 mai, 2008