Le président qui cache la forêt
25 septembre, 2008 | 366 Lectures | Ecrire un commentaireAbdelaziz Bouteflika attire les critiques et les assume. Ce qui permet d’occulter l’état de délabrement du pays.
La révision de la constitution? C’est le président Abdelaziz Bouteflika seul qui la veut, pour se maintenir au pouvoir de manière anti-démocratique. L’échec économique? C’est Bouteflika qui en porte l’entière responsabilité. L’extension de la corruption? La criminalité? Le regain de terrorisme? C’est Bouteflika.
Un discours simplificateur et accusateur est en train de tout mettre sur le dos du chef de l’Etat. Selon ce discours, M. Abdelaziz Bouteflika est responsable de la déliquescence institutionnelle, des injustices, du désespoir des jeunes et de la malvie. C’est à cause de lui que la justice est au pas, que les prix flambent, que l’école ne forme pas de citoyens, que les partis sont devenus sans consistance. C’est encore lui qui est à l’origine de l’insuffisance des investissements, des coupures d’électricité et des embouteillages, à cause de l’absence d’une politique des transports. Ces accusations peuvent être fondées, car la responsabilité du chef de l’Etat est fondamentalement engagée dans tout ce qui se fait dans le pays. M. Bouteflika dirige le pays depuis dix ans, et tout peut lui être imputé. Si le pays a remporté des victoires, il en est responsable. Mais il est aussi responsable des échecs, nombreux. Il ne s’agit pas d’occulter son rôle, qui est central. Toutefois, la tendance à tout mettre sur le dos d’un seul homme est à la fois partiale et dangereuse. Cette méthode a un avantage, celui de simplifier l’équation politique à un niveau extrême. Au point d’offrir une solution aussi évidente qu’erronée: selon cette thèse, il suffirait que M. Bouteflika parte pour que les choses s’arrangent. Ce qui est évidemment erroné, même si son départ peut constituer un préalable pour engager de nouveaux choix politiques. D’autre part, faire de la personne de M. Bouteflika un point de fixation risque d’occulter tout le reste, en particulier l’état de délabrement avancé dans lequel tout le pays est plongé. Sur ce terrain, il semble que l’Algérie n’a pas réellement pris la mesure d’une situation devenue extrêmement préoccupante, à un point tel qu’il faut se demander si certains secteurs peuvent être rétablis. A cause de l’affaire Khalifa, on sait qu’il n’est pas possible d’avoir une banque à capitaux algériens privés avant dix ans. Comment construire un système financier avec les seules banques étrangères comme partenaires?
Dans un autre domaine, est-il possible de réhabiliter l’UGTA, pour en faire, de nouveau, un interlocuteur crédible, ou bien faudra-t-il faire table rase de la bureaucratie syndicale actuelle et construire des organisations nouvelles lorsqu’il faudra rétablir le syndicalisme dans le pays? Comment fonder des associations locales dont l’activité principale ne serait pas de soutenir le wali et le programme du président?
Ces exemples montrent, d’une part, que l’ensemble de la vie politique et sociale est touché, et d’autre part, que la dégradation est telle que le prix à payer pour ramener le pays à des normes acceptables sera particulièrement élevé et la facture extrêmement douloureuse. En ce sens, M. Bouteflika apparaît comme l’arbre qui cache la forêt. En attirant sur lui toutes les critiques, il cache l’incompétence, le mensonge et les lâchetés qui dominent au sein de l’administration et dans les cercles de décision. Quand M. Bouteflika annonce qu’il va construire un million de logements en cinq ans, tous les experts indépendants affirment qu’il vend des illusions aux Algériens, car le pays est dans l’incapacité de les réaliser. Mais sa promesse ne serait pas possible sans des ministres qui l’assument, des techniciens qui la vantent, des «experts» qui en démontrent la pertinence, et des spécialistes qui viendront jurer, au bout du parcours, que le million de logements a été réalisé.
Autre exemple: si M. Bouteflika décide de briguer un troisième mandat, il est évident qu’il n’y a aucune force politique pour le lui contester. Il en assumera la responsabilité, et il sera possible de l’accuser d’avoir changé la constitution juste pour rester au pouvoir. Mais ce choix éventuel de M. Bouteflika ne serait pas possible si les partis n’étaient pas arrivés à la déchéance, si les institutions pouvaient fonctionner, et si, dans les sphères de la décision, les hommes avaient gardé certaines valeurs morales qui les inciteraient à mettre l’intérêt du pays au-dessus des voeux d’un citoyen, fût-ce t-il chef de d’Etat. M. Bouteflika se pose-t-il cette question? Pourtant, elle est évidente: comment un pays comme l’Algérie, un pays qui a fait preuve de tant d’obstination et consenti tant de sacrifices à travers son histoire, comment ce pays n’arrive-t-il pas à empêcher un homme de rester indéfiniment au pouvoir? La réponse est, elle aussi, évidente, et devrait inquiéter M. Bouteflika au plus haut point: si l’Algérie n’arrive pas à empêcher un homme de s’installer indéfiniment au pouvoir, c’est qu’elle a perdu son système immunitaire. Elle n’est plus capable de se défendre.
Abed Charef
Note de l'Article :



Abed Charef est lui même un agent du système !!!! alors de grâce épargnez nous cette hypocrisie … un peuple n’a que les gouvernants qu’il mérite et ce peuple a trahit tout les serments fait aux chouhadas or l’histoire n’est ni révocables ni dépassable avec le temps … il y a donc erreur sur le fond de l’impasse algérienne …il s’agit de relire la déclaration du 1er novembre et de l’appliquer intégralement sinon nous continuerons a nous enfoncer dans un trou noir … il s’agit de respecter la volonté politique de ce peuple sans vouloir la censurer comme cela a déjà été le cas… les algériens semble se refuser a retenir les leçons de l’histoire !!! Djamazz
Djamazz
26 septembre, 2008
(pour djamazz) et ceux qui lui ressemble !!!
C’est vrai que la critique peut être constructive, mais à condition d’avoir cette volonté de construction, non pas un simple sentiment de contradiction qui nous pousse à critiquer rien que pour critiquer.
En parlant de notre chére algérie, vous parlez au même temps d’un peuple ayant trahi le serment du 1er novembre, c’est donc à partir de là que je peux me permettre de vous situer d’une génération qui à elle seule a réussi à garder l’algérie en moins 50 ans en retard, les vieux bureaucrates, arristocrates qui ne veulent rien lâcher et ne permettent pas à leur propres enfants de prendre la reléve en les privant de tout previléges d’évolutions de peur de perdre leur prestige, un prestige leur permettant de chauffer les sieges de leurs bureau et de se servir et aujourd’hui ils se permettent de se retourner contre la nouvelle génération en l’accusant de tous les maux ! qui a gérer, ou plutôt qui a pas gérer nos belles et exemplaires sociétés sensées representer la politique de l’industrialisation de notre cher pays, que sont devenues toutes ces sociétés de nos jours ? n’est ce pas la génération 54 et ceux qui on pris les commandes sans aucun niveau et sans aucune volonté, ou alors c’est aussi les jeunes qu’il faudra accuser ???
Aprés tant de massacres et tant de sous devellopement,vous venez ici sur ce site accuser le systeme de ne pas avoir respecter la volonté politique de ce peuple ??? votre insinuation est trés clair (FIS), de quel peuple vous voulez parler ? de celui qui a été fabriquer en si peu de temps, inculte et analphabete pour comprendre un tel enjeux de taille que celui d’élire des terroristes au pouvoirs, des jeunes manipulés à cause et grace à des personnes comme vous qui ont pu se servir pendant les années ou la poule pendeuse n’était pas malade, des gens qui se prennent encore pour des pilliers de l’algérie par leur vision tellement floue que voilà ou l’on est aujourd’hui.
Cette volonté politique qui n’a pas été repectée comme vous dites, n’est pas la volonté du peuple, c’est la volonté des gens comme vous qui ayant tellement pris l’habitude de se servir et de se permettre tout, qu’ils ont mis en faillite toutes les poules pendeuses de l’algérie et de peur de ne plus trouver d’ou se servir, ils ont voulu viser plus haut (la gouvernance) pour devenir maitres de la situation et donc de toute les richesses de ce pays.
Un voleur, qui empêche un meurtre, malgré son défaut de voleur il reste à filiciter !!! et s’il ya lieu de remercier et de saluer un seul geste de tout ce qui s’est passer dans notre cher pays, le seul et unique acte de bravoure, était justement ce geste d’avoir su et pu arrêter ces éléctions dramatiques.
Pour ton genre, c’est tout à fait normal qu’aujourd’hui que le danger et en ne peu plus éloigner, et dans ton fauteuil chaud, tu te permet de critiquer tout et rien, car dans l’une ou dans l’autre situation, vos papiers de harki sont là pour vous sauver !!!!
Quant à mon penchant politique et à titre indicatif, je ne suis pas un amateur de l’actuel gouvernement et encore moins de l’actuel président, mais, en bon perdant et bon gagnant, je le salue et le felicite pour tous ce qui a été positif à notre pays, pour le négatif le critiquer ne me rapportera rien, j’essayerais juste de m’en rappeller et en tant que citoyen d’en tirer des leçons !!!
Gardez vos distances et vous verrez que ce pays sans vous et votre genre, ira au mieux !
P.S : Tu n’aurai pas eu l’occasion d’être connecté à internet si abassi madani était ton président !!!
Mohamed AIT
01 octobre, 2008
je ne sais pas de quelle façon vous faites la lecture des commentaires mais votre suffisance prétentieuse vous empêche d’avoir la hauteur de vue qui sied à un journaliste qui se respecte qui respecte une certaine éthique et surtout qui respecte les lectrices et lecteurs à qui il est censé porter une information et non une propagande
de plus vous manquez ouvertement de respect sans même savoir à qui vous vous adresser
vous êtes un fasciste raciste
de toute évidence pour vous l’Algérie dont vous rêver futilement devrait être ségrégationniste
elle est prometteuse cette démocratie que vous voulez en lieu et place des algériens !!!
or dans ce métier dont je suis il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre dans la façon de presenter ce dont ils parlent
être contre c’est être réducteur être pour c’est être constructeur
votre diatribe diarrhéique ne vous valorise aucunement
moi au moins je vis dans mon pays je ne l’insulte pas à distance comme vous
vous seriez bien avisé à l’avenir de peser vos mots
un pseudo démocrate à la carte qui ne souffre que les compliments ne tiendra jamais la distance
enfin mettez vous bien cela en tête
l’Algérie est un pays musulman et le restera jusqu’à la fin des temps
elle deviendra par la seule volonté de son peuple souverain un État islamique quoi que vous fassiez et que vous disiez et la France ne pourra rien pour vous et vos semblables
votre vénération honteuse d’un occident dévoyé et en chute libre vous mènera à votre perte si ce n’est déjà fait vous qui portez une nationalité qui ne devrait pas vous autoriser a vous exprimer sur un pays qui n’est déjà plus le votre
si vous aviez un tant soit peu de lucidité vous sauriez que tout les services étrangers affirment que si l’État algérien décidait demain de rétablir un véritable processus démocratique l’alliance nationalo islamiste l’emporterait haut la main sans le moindre doute possible et c’est bien pour cela que les blessures étant encore vives l’État tente de temporiser modérément et procède dans le même temps par petite touche à une normalisation de la représentativité nationale
tout les sondages effectués par nos services et par les services suscités affirment formellement cette issue inéluctable qui est inscrite dans le marbre de la déclaration du 1er novembre 1954 de la manière la plus claire qui soit à savoir :
“l’instauration d’une république démocratique et sociale dans le cadre des valeurs islamiques” mot pour mot
il semblerait que vous soyez infecté par le revisionisme sioniste
si votre mémoire est défaillante alors rafraichissez la !!!!
et cela n’a absolument rien à voir avec le Fis et consorts
ni même avec une question exclusivement religieuse cela va bien au dela de ça
il s’agit pour les êtres doués de raison d’un cheminement inéluctable du processus de réintégration civilisationnel découlant de l’histoire naturelle des nations ayant connues de graves accidents de parcours
sauf que votre haine de l’islam vous aveugle à un point suicidaire
pauvre de vous je pensais m’adresser à un individu refléchis et je me trouve face à un enragé sauvage …
dispensez vous de me répondre je ne me donnerais pas la peine de vous relire une seconde fois
et donnez vous la peine de visiter mon blog peut être alors vous rendrez vous compte de l’énorme absurdité de vos propos
la caravane passe les chiens aboient … à bon entendeur !!!
Djamazz
http://djamazz.centerblog.net/
Djamazz
06 octobre, 2008